Aux États-Unis l’antisémitisme croît comme les mosquées

Croissance discrète : aux États-Unis, les mosquées mènent un « djihad politique » et combattent l’Occident de l’intérieur.

Les Américains sont-ils de plus en plus antisémites ? Sans doute. Mais, bizarrement, cette progression semble être corrélée au nombre de mosquées et de centres islamistes. Y a-t-il un lien ? L’enquête le démontre. Ce phénomène est le même au Canada, en Argentine, mais aussi, et surtout, en Europe.

Est-ce lié à la guerre ou à la politique de Netanyahou ? Certainement pas ! La haine des Arabes envers les Juifs ne date ni d’hier ni d’avant-hier. Les Juifs ont toujours été mal traités par les Arabes. Grâce à la colonisation et à l’application de nouvelles lois, les Juifs ont pu relever la tête. L’indépendance des pays arabes a mis fin aux communautés juives dans ces pays, et, par centaines de milliers, ils ont fui ces territoires redevenus hostiles et haineux.

Cette haine, un grand nombre d’Arabes l’ont transportée dans leurs nouveaux pays d’accueil, où ils veulent imposer leurs lois. L’antisémitisme que l’on veut nous présenter comme relevant de l’antisionisme est une blague destinée aux aveugles et aux ignorants.

Une révolution silencieuse mais spectaculaire est en train de se produire au sein même des centres islamiques aux États-Unis : les musulmans utilisent le « djihad politique » pour combattre la politique étrangère occidentale depuis l’intérieur même de la Maison Blanche.

Sous couvert de culte et de lutte légitime contre l’islamophobie, une révolution discrète mais spectaculaire s’est opérée ces dernières années au sein des centres islamiques aux États-Unis . La mosquée américaine moderne n’est plus seulement un lieu de prière et de spiritualité. Pour une élite musulmane influente et engagée, elle est devenue une arme politique et institutionnelle puissante. Les sermons qui y sont prononcés exposent une nouvelle stratégie profonde : le « djihad politique » – l’instrumentalisation du concept religieux dans le cadre d’une action concertée et organisée visant à infiltrer les centres de décision et à contester la politique étrangère occidentale depuis le cœur même de la Maison-Blanche. 

Des années de suivi des sermons du vendredi (khutbahs) du Michigan et du New Jersey jusqu’en Californie révèlent un mécanisme bien huilé de politisation religieuse. Les prédicateurs exploitent habilement le discours identitaire américain et le sentiment d’exclusion pour mobiliser les fidèles autour d’un objectif précis : constituer un front électoral musulman influent, capable de peser sur les décisions politiques à Washington. Depuis le début du conflit, le 7 octobre, de nombreuses mosquées sont devenues des tribunes glorifiant les actions du Hamas comme un « héroïsme religieux », tout en intégrant des textes religieux présentant les Juifs comme des traîtres et appelant à la destruction des « sionistes ».  

Les prédicateurs utilisent les outils libéraux occidentaux – élections, lobbying et droits civiques – pour accumuler un pouvoir politique au service d’objectifs religieux. Dans la région de Détroit-Dearborn, au Michigan, l’imam Tarek Bazi réaffirme que le Michigan est « en première ligne du combat » et que les musulmans doivent montrer au gouvernement que leur voix ne sera pas donnée aux partisans sionistes. L’imam Abd al-Malek, du Minnesota, a même déclaré ouvertement : « Les Américains ont toutes les raisons de craindre que les musulmans ne soient là pour les remplacer. Les jeunes musulmans doivent devenir maires, chefs de police, dirigeants au Congrès et le prochain président des États-Unis. » 

La question palestinienne alimente un climat explosif, engendrant un antisémitisme pur et simple et des appels à l’anéantissement. L’imam Abdel-Hamid, de Pennsylvanie, a propagé une calomnie rituelle affirmant qu’« Israël vole les organes et la peau des Palestiniens », tandis que Muhammad El-Shinawi a accusé les sionistes de créer une rhétorique islamophobe et les a qualifiés de « chiens enragés ». Sur le plan politique, la militante Linda Sarsour a fièrement déclaré : « Nous assainissons le Congrès. Les candidats qui défendent sans équivoque une Palestine libre remportent les élections partout en Amérique. »  

Linda Sarsour, militante palestino-américaine


Linda Sarsour, militante palestino-américaine | Photo : Reuters

Certains prédicateurs perçoivent l’activisme comme une phase transitoire dont le but ultime est de remplacer la démocratie occidentale par la charia islamique. Dans une mosquée du Texas, des slogans ont été scandés : « Notre objectif est de faire de l’Amérique un pays musulman. » À New York, l’imam Tom Peshin a expliqué que « le christianisme est en déclin tandis que l’islam progresse. Les églises se transforment en mosquées », et Abd al-Munaim Duval, de l’Ohio, a ajouté que « le monde entier bénéficiera d’un gouvernement musulman. Diffuser l’islam est la responsabilité de chaque musulman. »  

Les faits dressent un tableau cohérent et alarmant : en coulisses, de nombreuses mosquées aux États-Unis servent de foyers idéologiques à la propagation de l’antisémitisme, au soutien de l’axe terroriste iranien et à une volonté affichée de transformer l’Amérique. Les États-Unis sont confrontés à un défi constitutionnel et sécuritaire sans précédent et doivent choisir : soit continuer à accorder une liberté d’action totale aux centres religieux qui se sont mués en instruments politiques, soit reconnaître que la bataille pour l’avenir de l’Occident se joue désormais jusque dans les sermons du vendredi.

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