Arkia Airlines : tensions autour du rachat par un Juif orthodoxe

Avi Edri, président de la coopérative des salariés, a confirmé que lors d’une réunion récente, Unger a clairement exprimé son intention d’interrompre les vols pendant ces périodes religieuses. Cette perspective est jugée inacceptable par les salariés, qui soulignent que cela reviendrait à imposer une contrainte religieuse tout en engendrant des pertes financières importantes. Arkia assure environ 2 500 vols annuels pendant le Chabbath et les fêtes, soit près de 70 jours ouvrés, ce qui représente une part significative de son activité. Les employés menacent donc d’actions syndicales et de conflits sociaux pour empêcher ce changement.

La famille Nakash, fondatrice de Jordache Enterprises, contrôle Arkia depuis 2006 et explore plusieurs offres pour céder sa participation. Toutefois, la coopérative des salariés dispose d’un droit de préemption, ce qui pourrait lui permettre de trouver un autre repreneur plus en accord avec les pratiques actuelles. La compagnie, qui transporte plus de 1,5 million de passagers par an, dessert des destinations intérieures et internationales, notamment New York, Phuket et Hanoï. Contrairement à El Al, qui ne vole pas le Chabbath, et Israir, qui réduit ses vols, Arkia maintient une activité régulière durant ces périodes, un modèle que les salariés veulent préserver.

Cette situation illustre un conflit entre des visions économiques et religieuses divergentes au sein du secteur aérien israélien. Si la vente à Unger devait se concrétiser, elle pourrait bouleverser le fonctionnement d’Arkia et affecter ses opérations. Pour l’heure, les négociations restent ouvertes, et la possibilité d’un accord avec d’autres acheteurs est encore envisagée. La mobilisation des salariés témoigne de l’importance des enjeux sociaux et économiques liés à ce dossier, qui pourrait avoir des répercussions sur l’offre aérienne en Israël.

Le futur d’Arkia Israel Airlines reste incertain face à ce projet de rachat religieux. La détermination des salariés à défendre le maintien des vols le Chabbath et pendant les fêtes juives constitue un obstacle majeur à la prise de contrôle par le Ezra Unger. Cette affaire met en lumière les tensions entre exigences religieuses et impératifs commerciaux dans un secteur stratégique pour Israël, où la continuité des services aériens durant ces périodes est un enjeu clé pour les passagers et l’économie locale.

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