L’Allemagne fait une nouvelle fois face à un incident impliquant des drones. Ces appareils sans pilote ont été aperçus au-dessus d’un site de l’armée de l’ouest du pays, a indiqué samedi un porte-parole du commandement opérationnel de la Bundeswehr.
Des missiles cruciaux pour Zelensky
Le centre de sécurité du site militaire de Mechernich a repéré deux drones et l’a signalé jeudi soir à la police, qui s’est rendue sur place et a ouvert une enquête. Selon plusieurs médias allemands (Süddeutsche Zeitung, WDR, NDR), des employés d’une société de sécurité privée auraient observé au total six survols à Mechernich entre jeudi soir et vendredi matin.
Sur ce site de la Bundeswehr, des équipements et pièces de rechange sont stockés dans un dépôt souterrain aménagé à 130 mètres de profondeur, sur environ 30.000 mètres carrés, soit 4 terrains de football. Il abrite aussi des éléments du système américain de défense antiaérienne Patriot, destiné à intercepter les missiles de croisière et balistiques ainsi que les aéronefs. C’est d’ailleurs pour obtenir des missiles Patriot que le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’était rendu la semaine dernière à Washington rencontrer Donald Trump, ces engins étant les seuls capables d’intercepter les missiles russes les plus performants.
Un drone avec un engin explosif à Leipzig
Ce nouvel incident impliquant un drone est survenu deux jours après la découverte d’un drone transportant un engin explosif à l’aéroport de Leipzig, plateforme stratégique pour le transport de biens militaires. Selon le quotidien Bild, un chauffeur employé sur le site a aperçu le drone planant à basse altitude autour d’avions-cargos ukrainiens, l’a attrapé et maintenu au sol jusqu’à l’arrivée des démineurs de la police.
Mercredi, le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt a alerté « sur une nouvelle dimension de menace » avec ce possible « scénario d’attaque hybride », sans désigner de suspects. Rassemblant une panoplie d’actions allant du sabotage à l’espionnage, en passant par la désinformation ou les cyberattaques, le terme de guerre hybride est utilisé par les Européens, au premier rang l’Allemagne, pour qualifier l’attitude hostile de la Russie.
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