Entre 2023 et 2025, environ 1 370 médecins israéliens ont quitté le pays pour une durée supérieure à douze mois, marquant une hausse de 94 % par rapport à la période 2013-2015. Cette tendance, mise en lumière par une étude de l’université de Tel Aviv, souligne un phénomène préoccupant pour le système de santé israélien. En 2023, 416 médecins ont quitté Israël, chiffre qui a augmenté à 530 en 2024, avec une estimation préliminaire de 419 départs pour 2025. Malgré le retour de certains professionnels, le pays a enregistré une perte nette de 509 médecins sur les deux premières années, soit près de cinq fois plus que la moyenne annuelle de la décennie précédente.
Cette fuite touche toutes les spécialités, avec des taux particulièrement élevés chez les pédiatres, ophtalmologistes, dermatologues et spécialistes ORL, qui représentent 6,2 % des départs. Les chirurgiens constituent 6 % des médecins partis, suivis par les intensivistes (4,7 %) et les internistes (3,9 %). Notamment, 14 % des médecins ayant quitté Israël étaient expérimentés, un pourcentage stable par rapport à dix ans plus tôt, tandis que 20 % des émigrants avaient plus de 45 ans. Bien que certains départs soient liés à des formations spécialisées ou des programmes de recherche à l’étranger, la tendance globale inquiète les experts quant à son impact sur la qualité des soins et la formation des futurs médecins.
Les chercheurs soulignent que cette hémorragie médicale pourrait entraîner une dégradation des services de santé en Israël. La perte de près de 1 400 médecins en trois ans se traduit par des délais d’attente plus longs et une efficacité réduite des soins. Le risque est que certains médecins ne reviennent pas, ce qui affaiblirait durablement le système de santé. Cette situation pourrait aussi compromettre la formation des nouvelles générations de médecins, essentielle au maintien des standards médicaux. Face à cette réalité, les autorités et les institutions médicales sont confrontées à un défi majeur pour retenir leurs talents et garantir la résilience du secteur sanitaire.
La hausse significative des départs de médecins israéliens à l’étranger représente un signal d’alarme pour le système de santé national. Si cette tendance se poursuit, elle pourrait avoir des conséquences lourdes sur la qualité des soins et la formation médicale. Il reste crucial de surveiller cette dynamique et de mettre en place des mesures pour limiter la fuite des talents, afin de préserver la santé publique et la capacité de réponse du pays face aux besoins croissants de sa population.
Jforum.fr
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

