Au cœur du débat : l’acquisition du système de défense russe S-400 et la crainte de compromettre la sécurité de l’OTAN.
Les États-Unis ont une nouvelle fois bloqué les tentatives de la Turquie de réintégrer le programme d’avions de combat F-35. Dans une lettre adressée au Congrès américain, le département d’État a déclaré qu’Ankara ne remplit actuellement pas les conditions légales nécessaires à l’acquisition de ces appareils.
Cette décision est principalement motivée par l’important contrat conclu par la Turquie avec la Russie et l’achat du système de défense aérienne S-400, une acquisition qui avait déjà entraîné l’exclusion d’Ankara du programme F-35, par crainte que le système russe ne compromette la furtivité de l’avion et des informations sensibles.
Israël suit de près l’évolution de la situation, compte tenu des tensions avec les dirigeants turcs ces dernières années et des critiques généralisées à l’encontre de la politique du président Recep Tayyip Erdogan, notamment son attitude envers Israël et ses liens avec des éléments affiliés au Hamas.
Aux États-Unis, la question des relations entre Ankara et les organisations et éléments hostiles à Israël a également été soulevée lors de discussions sur la politique à adopter envers la Turquie.
La décision de Washington constitue un succès diplomatique pour Israël et ses alliés au Congrès américain, qui considèrent que le fait d’empêcher le transfert de capacités militaires avancées à la Turquie est une mesure protégeant les intérêts de sécurité dans la région. Il reste à voir si Ankara modifiera sa politique envers la Russie pour tenter de rouvrir la porte au F-35.
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