Une puissante réponse américaine dans le golfe Persique parallèlement à un accord de cessez-le-feu avec le Liban signé à l’entrée du Shabbat.
JDN
Israël et le Liban ont signé ce week-end un accord-cadre officiel qui trace les grandes lignes des principes d’un règlement de sécurité sur la frontière nord. En parallèle, l’administration américaine a mis à exécution une puissante frappe de représailles à l’intérieur du territoire iranien, suite à une attaque de drones des Gardiens de la Révolution contre un cargo civil dans le détroit d’Ormuz — un incident qui avait entraîné l’interruption des escortes de navires par l’ONU.
L’accord-cadre vise à créer un nouveau mécanisme de surveillance dans le sud du Liban, basé sur un projet pilote de sécurité. Dans ce cadre, les zones nettoyées par Tsahal seront transférées sous la responsabilité de l’armée libanaise, après que les soldats de cette dernière auront suivi des entraînements et des vérifications d’antécédents aux États-Unis afin de s’assurer qu’ils ne sont pas liés à des éléments terroristes.
Cette avancée diplomatique s’est heurtée à une opposition farouche de la part du Hezbollah. Le secrétaire général de l’organisation, Naïm Qassem, a publiquement exprimé son mécontentement face aux conditions de l’accord. La direction de l’organisation y voit en effet une menace directe pour sa puissance militaire, notamment en raison des tentatives de repousser les membres du groupe au-delà du fleuve Litani.
En réponse à l’attaque contre le cargo, le président Donald Trump a ordonné aux forces du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) de lancer une contre-offensive de grande envergure. Des avions de chasse et des missiles de croisière américains ont ainsi frappé des cibles militaires stratégiques en Iran. Les frappes se sont concentrées sur les infrastructures de lancement, les bases de drones et les quartiers généraux des Gardiens de la Révolution situés sur les côtes du golfe Persique.
Washington a fait savoir qu’il s’agissait d’un message sans équivoque adressé à Téhéran : toute atteinte à la liberté de navigation et aux routes commerciales internationales aura un prix très lourd.
À Jérusalem, le Premier ministre et le ministre de la Défense ont affiché un front uni et ferme, clarifiant qu’Israël ne permettra à aucune menace de fragiliser ses acquis sécuritaires. Le ministre de la Défense a souligné que Tsahal conserverait une totale liberté d’action opérationnelle et poursuivrait ses opérations visant à détruire les infrastructures et les entrepôts d’armes du Hezbollah dans le sud du Liban. Le Premier ministre a ajouté un avertissement sévère à l’attention du secrétaire général du Hezbollah et de ses parrains à Téhéran, affirmant que si l’organisation tentait de violer la souveraineté ou de tester la détermination d’Israël, la réponse serait écrasante et sans précédent. Les responsables à Jérusalem ont bien précisé que si ce projet pilote de sécurité venait à échouer, Tsahal reprendrait ses opérations à pleine puissance.
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