Au Mexique, la colère des enseignants s’est violemment fait entendre mardi dans les rues de la capitale. Des manifestants ont en effet pris pour cible des symboles de la Coupe du monde de football à Mexico.
C’est une exposition consacrée au Mondial organisé au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada du 11 juin au 19 juillet qui a été visée par la manifestation organisée par un groupe dissident du syndicat de l’éducation CNTE.
Menace de mobilisations pendant la compétition
Des statues de cinq mètres de haut représentant des footballeurs sur le Paseo de la Reforma, une grande artère de la capitale, ont été renversées à l’aide de cordes, dont celles représentant la Belgique, la France et l’Espagne dont les maillots ont été brûlés par les manifestants.
La CNTE brandit en outre la menace de mobilisations massives lors du match d’ouverture de la Coupe du monde entre le Mexique et l’Afrique du Sud, le 11 juin au stade Azteca de Mexico.
Claudia Sheinbaum appelle à une protestation pacifique
Si les revendications ne sont pas satisfaites, « le ballon ne roulera pas », pouvait-on lire sur un mannequin exhibé par les protestataires dont une précédente manifestation avait été dispersée lundi à coups de gaz lacrymogènes près de la très névralgique place du Zócalo, où doit être installée une « fan zone » durant la compétition.
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La CNTE réclame une hausse des salaires et l’abrogation d’une loi sur les retraites. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a appelé à une protestation pacifique et son gouvernement a publié un communiqué appelant à revenir à la table des négociations.
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