AUTOUR DE LA TABLE DE CHABBATH n° 540 Nasso… France
Ndlr : il existe dorénavant un décalage entre la Paracha hebdomadaire lue en Erets et celle de la Gola. La « Table du Chabbath » a choisi de faire son commentaire suivant l’ordre de Houts LaArets, donc nos lecteurs d’Israël devront reprendre les anciens envois des années précédentes.
Le-ilouï nichmat Orah-Sabine bath ‘Haïa Dina תנ »צבה et de Madame Dray Josiane Fré’ha bath Luna, Nichmata tsroura betsror ha’haïm, ainsi que de ma grand-mère Sophie Sarah bath Moché ‘Haïm תנ »צבה (famille Gold Paris/Nethanya)
TA PRESENCE DEVANT MOI POUR TOUJOURS !
Dans la paracha est marquée toute une série de procédures pour vérifier l’honnêteté de la femme « Sota » (Bamidbar 5.11). C’est une femme soupçonnée d’adultère par son mari, et pour vérifier son honnêteté elle sera amenée au Temple de Jérusalem. Là-bas elle boira une potion particulière faite à partir d’un parchemin où est écrit le passage de la Tora de la femme sota sur lequel est mentionné plusieurs fois le Nom divin. Si elle est exempte de la faute, elle recevra la bénédiction du Ciel par des naissances de beaux enfants, sinon, dans le cas contraire, sa fin sera terrible ! Aux yeux de tous, elle mourra dans l’enceinte du Temple immédiatement après avoir bu cette potion.
Dans le même temps, l’homme avec qui elle avait fauté mourra subitement même s’il se trouve au bout du monde. La Guemara dans Soucca rapporte quelque chose d’intéressant. C’est que le roi David a fait les fondations du Temple, qui sera fini et inauguré par Salomon son fils. Cependant, c’est David qui creusera les Chitim/les conduits qui mènent depuis l’autel des sacrifices jusqu’aux abimes. C’est de là que les eaux de la Création du monde ont été réunies afin de laisser place à la terre sèche. Seulement, lorsque David a creusé, les eaux d’en haut se sont réveillées et ont voulu dévaster le monde… David ne savait pas quoi faire, jusqu’à ce que son conseillé A’hitofel vienne et lui dise : « ‘Si pour le Chalom Baït – la paix dans les ménages, Hachem permet d’effacer Son Nom qui a été écrit en toute sainteté, alors, pour faire la paix dans le monde, à plus forte raison qu’il permettra ».
Sur ce, David jettera le Nom de Hachem dans les Chitim, afin que l’eau ne submerge pas le monde.
Et finalement l’eau reviendra à son endroit.
Fin de la Guemara.
Donc, on voit que pour la paix dans les ménages, Hachem est prêt à effacer Son Nom. Or, on sait bien qu’il est formellement interdit d’effacer chaque Nom saint de D’, par exemple, on n’aura pas le droit de raturer ou de gommer le nom de Hachem du Sidour. Pourtant, quand il s’agit de la femme soupçonnée d’adultère, Hachem permet que soit effacé Son Nom pour faire régner la paix dans le ménage. On rapportera un cas assez exceptionnel traité par le rav Haï Gaon (un des derniers Rabanim de l’époque des Guéonim de Babylone). Le cas d’un homme qui a juré de divorcer de sa femme sur le Nom de Hachem. Puis, notre homme revient sur sa promesse et veut rester avec sa femme. Pourrait-il transgresser sa promesse afin de conserver son Chalom Baït ? (La transgression de jurer est un interdit de la Tora) Le rav répondit qu’il n’y a pas de permission. Car tout ce que la Tora a permis, c’est pour enlever un doute qui pesait sur la femme, alors on permettra d’effacer le nom de Hachem, mais pas pour autre chose. D’autre part, rajoute le Rama, c’est que le fait d’effacer le nom de D’. est permis lorsqu’il s’agit d’une amélioration. Par exemple, lorsque dans une Mezouza, de l’encre tombe sur des lettres du Nom divin, il sera permis d’effacer la lettre car ce n’est pas assimilé à EFFACER mais à REPARER. On voit aussi quelque chose de très intéressant. C’est que pour laver le soupçon qui pèse sur une femme, la Tora dit de l’amener au Temple afin de procéder à son examen. Or, lorsque quelqu’un a été sali verbalement par son ami, il n’existe pas de façon de le déculpabiliser, si ce n’est par la demande de pardon. C’est uniquement par rapport à SA femme et au couple juif que Hachem accepte d’EFFACER Son Nom afin de faire régner l’entente dans le couple. C’est bien une preuve que D’ veut que la Che’hina/présence divine RESIDE dans nos maisons.
Le sippour
Ta présence est devant moi pour toujours !
Cette semaine je vous propose un sippour véritable qui s’est déroulé il y a une trentaine d’années sur les berges magnifiques de la péninsule du Sinaï. Il s’agit d’un certain Aharon Eisenstein néro yair qui habite la Terre Sainte et qui a un hobby sur terre : celui des plongées sous-marines. Et comme il est natif d’Erets il a le choix entre la Mer Rouge et d’autres endroits. Il est connu que la mer du Sinaï est d’une clarté magnifique et ses fonds sont fantastiques. Une fois notre Aharon fit sa descente accompagné d’un ami (par mesure de sécurité il est toujours accompagné lors de ses excursions). Comme c’est un pro, il est habillé de tout l’attirail avec les bouteilles d’oxygène, la combinaison, etc. Muni de son ballon, il a devant lui 30 minutes pour jouir du spectacle magnifique 35 mètres sous la mer. Le paysage est féérique, les poissons sont plus beaux les uns que les autres, les coquillages aussi. Il y a même un requin qui est dans les parages et Aharon a le temps de se faire photographier à côté du dangereux poisson. 22 minutes sont déjà passées, il ne lui restait plus que 8 minutes pour remonter à la surface. A ce moment Aharon a l’œil attiré par l’entrée d’une caverne. Il pénètre dedans, l’entrée est étroite mais le spectacle en vaut la chandelle. Il continue sa progression lorsqu’il voit face à lui à quelques mètres un énorme poisson connu pour créer de l’électricité, c’est un poisson perse (sic) qui déploie devant lui ses nageoires menaçantes et il bouche la deuxième sortie de la caverne sous-marine. Aharon s’aperçoit du traquenard dans lequel il se trouve : la sortie est bouchée tandis qu’il est lourdement chargé de bouteilles d’oxygènes il ne peut pas faire marche arrière (le tunnel est trop étroit). S’il avance, il est obligé de toucher le dangereux poisson. Or la décharge électrique qu’il occasionne avoisine les 600 watts : la mort immédiate. C’est alors que la peur le submerge, il sait qu’il n’a que quatre minutes d’oxygène, à moins 35 mètres, et qu’il est bloqué au fond de cette magnifique mer qui commence à devenir pour lui un vrai cauchemar. Le noir (dans la Mer Rouge) et la grande peur l’envahissent. Aharon voit sa mort inévitable devant lui. Il sait aussi que personne ne saura où son corps se trouve (ni sa famille, ses amis) quelque part à 35 mètres sous mer. Sachant ses derniers instants de vie devant lui, Aharon commence à repasser l’histoire de sa vie devant ses yeux. Il revoit sa jeunesse et se rappelle des rares fois où il allait à la synagogue. Aharon n’est pas connu pour être un grand religieux. C’est alors qu’il se souvient que dans la synagogue il y avait une plaque : « Chiviti Hachem leénegdi Tamid »/Ta présence Hachem est devant moi pour toujours ». Il voit cette image devant lui et à ce moment il a un crie dans son cœur car il a un scaphandre et ne peut émettre un seul son : « Chiviti Hachem ! Je suis certain que Hachem sait où je me trouve (ndlr : beaucoup mieux que le GPS car je n’ai jamais entendu qu’il fonctionne à 20 milles lieux sous les mers…). Il sait dans quel terrible danger je me trouve. Je suis sûr qu’Il me sortira d’ici sain et sauf ! Je sais que même s’il n’y a pas de probabilité, je peux remonter vivant à la surface de la mer. Je suis sûr que mon Père qui est au ciel par sa volonté me donnera la vie et Il me sauvera ». Aharon ne pouvait pas pleurer sous son masque avec le tuba à la bouche mais il criait de toute son âme. « Je suis confiant en Toi Hachem, je suis dans les Mains du Maitre du monde. Même maintenant, je suis sûr qu’Il peut me sortir vivant des mers profondes… » (D’après vous qu’est ce qui va se passer ? Peut-être que le Mossad envoya au même instant une torpille télécommandée pour faire sauter le tunnel, car ils pensaient à tort, que c’était un des tunnels de Gaza qui avait de ramifications jusqu’en mer rouge… qui sait ? De plus, je vous rappelle que c’est un poisson électrique PERSAN !!).
Plus simple encore… à la fin de la dernière prière du condamné, le poisson électrique a commencé à reculer ! Cela a donné la possibilité à Aharon de nager en direction de la sortie (la 2ème)… Or les choses ne sont pas si simples puisqu’après coup l’iranien (si vous voyez ce que je veux dire) fait marche avant avec ces grandes nageoires… Aharon est pris de panique : il voit la mort devant lui, il regarde à sa droite et à sa gauche et remarque une petite cache dans laquelle il s’enfonce tandis que le poisson continue son avancée et le dépasse en direction de l’autre extrémité. Aharon en profite pour sortir de la caverne et Barouh Hachem, il se retrouve à l’extérieur ! Seulement les choses restent presque sans issue car il avait devant lui que 30 secondes d’oxygène à 35 mètres de profondeur… Comme mes lecteurs le savent, il est impossible de monter d’un seul coup en direction de la surface à cause de la pression, il faut monter par palier sinon c’est la fin des haricots !. C’est alors que se déroule un second miracle, c’est que l’ami d’Aharon était resté dans les parages, car il attendait avec anxiété le retour de son ami. Les deux se rapprochent et par des gestes ils élaborent une remontée de l’impossible. Ils se lient l’un avec l’autre et à tour de rôle font des courtes respirations avec l’oxygène qui leur reste. Ensemble ils ont une minute et demie d’oxygène et commencent leur remontée infernale mètre après mètre… Jusqu’à ce que les deux arrivent à l’air libre exténués mais bien vivants.
Bénis soit Hachem le Roi du monde et des mers ! A ce moment Aharon explose en pleurs et reconnait les miracles prodigués par Hachem. Il le sait : sa vie lui a été donnée en cadeau. Dans les fonds sous-marins il n’avait personne sur qui s’appuyer si ce n’est le Ribono chel ‘Olam. C’est là-bas qu’Aharon a découvert la force et la puissance de Hachem et grâce à son Emouna (sortie de nulle part !) il a vécu le miracle.
Suite à cela, notre Aharon semble-t-il s’est beaucoup renforcé dans la pratique des Mitsvoth (ndlr, car Aharon le sait : Hachem ne fait pas des miracles pour rien. S’Il l’a sauvé c’est pour qu’il découvre la vérité de la Tora et sa pratique).
Et pour nous c’est de savoir qu’un homme n’est jamais seul face aux aléas de la vie.
1- Si Hachem s’est souvenu d’Aharon alors qu’il était 35 mètres sous la mer alors à plus forte raison qu’Il connait parfaitement toutes les difficultés de chacun et qu’Il se tient à nos côtés pour nous aider et nous secourir.
2- On voit aussi qu’Aharon n’a pas eu besoin d’émettre un son de voix, il a suffi du cri du cœur et Hachem est à l’écoute.
3- On voit aussi le pouvoir de la fraternité entre les hommes qui a permis à Aharon de remonter à l’air libre.
Chabbath Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut.
David Gold
Tél / 00972 55 677 87 47
E-mail : [email protected]
Une bénédiction à notre lecteur, par ailleurs plongeur de haut niveau, Ruben Melloul néro yaïr et à son épouse (Raanana) pour une bonne éducation de leurs enfants, la parnassa et le Chalom baït, ainsi qu’à toute la famille.
Une berakha de refoua cheléma à Alain Elyahou ben Zaïza.
Une berakha à David Lelti néro yaïr et à son épouse pour son soutien au Collel du rav Ulman chlita et de la réussite dans l’éducation des enfants.
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