Ils ont filmé des bases et transmis des informations sur des avions de combat : deux techniciens de l’armée de l’air accusés d’espionnage pour l’Iran
Selon l’acte d’accusation, les suspects, qui servent comme techniciens dans l’armée de l’air israélienne, étaient en contact avec des services de renseignement iraniens et ont accompli, sous leurs instructions, diverses missions en échange d’argent. Même après que leur contact iranien a rompu le lien, ils ont continué à tenter de le rétablir.
Le parquet militaire a déposé aujourd’hui (jeudi) un acte d’accusation contre deux soldats de Tsahal servant comme techniciens dans l’armée de l’air, soupçonnés d’avoir commis des infractions de sécurité au profit de services de renseignement iraniens. Les suspects ont été arrêtés en mars. L’un des soldats est accusé d’avoir aidé l’ennemi en temps de guerre, d’avoir transmis des informations à l’ennemi et d’avoir facilité des contacts avec un agent étranger, entre autres infractions. Le second est accusé de contact avec un agent étranger, de communication d’informations à l’ennemi et d’autres délits similaires.
Les deux soldats, arrêtés le mois dernier, ont déclaré lors de leur interrogatoire que le contact avec leurs opérateurs iraniens avait été interrompu lorsqu’ils avaient refusé d’exécuter des missions impliquant des armes. Néanmoins, même après la rupture de contact décidée par l’opérateur, ils ont continué à tenter de le rétablir dans le but d’obtenir des gains financiers. Selon l’acte d’accusation, pendant plusieurs mois, ils sont restés en contact avec des agents du renseignement iranien et ont exécuté diverses tâches sous leurs directives en échange d’argent. L’un d’eux aurait même transmis à un agent étranger iranien des documents issus de sa formation militaire concernant les systèmes d’avions de combat, ainsi que des enregistrements d’installations et de zones dans une base militaire.
L’affaire a été menée conjointement par le Shin Bet (service de sécurité intérieure), la brigade YLP Sharon de la police du district central et l’unité des enquêtes spéciales de la police militaire. Dans la déclaration accompagnant le dépôt de l’acte d’accusation, il est précisé que le Shin Bet, l’armée israélienne et la police « réitèrent leur avertissement aux citoyens israéliens, y compris les soldats, de ne pas entretenir de contacts avec des ressortissants de pays ennemis, et a fortiori de ne pas exécuter de missions rémunérées ou rétribuées pour leur compte ».
Au cours des dernières années — et surtout depuis l’opération Avec le Lion — les Iraniens ont intensifié leurs tentatives de recruter et d’exploiter des citoyens israéliens sur le territoire israélien. Des dizaines d’affaires ont déjà été enquêtées, et des actes d’accusation ont été déposés. Dans l’une des affaires majeures révélées récemment, Amie Gaïdarov (22 ans), son ami Denis Koum (24 ans), Sergueï Libman (24 ans) et Edouard Choubtiouk (24 ans), tous résidents du nord du pays, ont été inculpés. Gaïdarov est accusé d’avoir fabriqué un explosif destiné à s’en prendre à l’ancien Premier ministre Naftali Bennett – impliquant les trois autres pour l’avoir aidé.
Grave : des soldats ont collecté des informations sur le chef d’état-major et sur Ben Gvir
Deux soldats de Tsahal de la base de Tel Nof vont être inculpés pour espionnage au profit de l’Iran ; huit autres sont soupçonnés de ne pas avoir signalé leurs agissements, et un acte d’accusation sévère sera déposé.
Deux soldats de Tsahal, techniciens d’avions de chasse F‑15 à la base aérienne de Tel Nof, devraient être inculpés pour espionnage au profit de l’Iran en pleine guerre, selon une enquête conjointe du Shin Bet et de la police. Ils seront poursuivis pour aide à l’ennemi en temps de guerre, et les autorités judiciaires envisagent d’alourdir l’accusation contre l’un d’eux pour trahison.
Selon les soupçons, les soldats ont reçu pour instruction de recueillir des informations sur l’ancien chef d’état-major Herzi Halevi et sur le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Ils auraient également transmis des documents contenant un schéma du moteur d’avions de combat israéliens, ainsi que des photos montrant le visage d’un instructeur de vol.
Huit autres soldats sont soupçonnés d’avoir eu connaissance de leurs activités sans les signaler. À la suite de cet incident, le commandant de la base de Tel Nof a convoqué ses soldats pour un entretien sur la sécurité des informations et a indiqué avoir été convoqué pour une explication dans les bureaux du Shin Bet.
Lundi, la police et le Shin Bet ont annoncé l’arrestation de deux Israéliens — Asaf Shitrit et Sagui Haïk — soupçonnés d’avoir agi pour le compte des services de renseignement iraniens. Selon le communiqué, l’un d’eux projetait même de se rendre dans un pays arabe pour y suivre un entraînement. Aujourd’hui, un acte d’accusation grave devrait être déposé contre eux devant le tribunal de district du Centre-Lod.
Sagui Haïk, 19 ans, originaire de Ness Tsiona, a été arrêté le mois dernier pour avoir été en contact avec un agent iranien et avoir exécuté des missions sous sa direction. L’enquête a révélé qu’il était en contact avec l’agent depuis plusieurs mois, qu’il avait accepté de participer à un entraînement dans un pays arabe et qu’il avait même reçu pour consigne de recruter d’autres personnes. D’après le Shin Bet, les membres de sa famille ont reçu des menaces de ce même agent, mais Haïk a poursuivi le contact.
Asaf Shitrit, 21 ans, de Beit Oved, a été arrêté après que Haïk eut déclaré l’avoir sollicité pour exécuter une mission pour le compte de l’agent étranger.
Le système de sécurité israélien qualifie cette affaire de l’une des plus graves révélées ces dernières années, en raison de l’implication de soldats en service actif et de la sensibilité opérationnelle de la base de Tel Nof.
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