Une seconde Shoah est une possibilité bien réelle

Une seconde Shoah à notre époque est une possibilité bien réelle — et une seule chose peut l’empêcher.

La haine du Juif est ancestrale. Elle est le fil de l’histoire, où seuls les noms des persécuteurs du peuple juif changent, avant de disparaître pour laisser la place à d’autres tyrans, assoiffés du sang juif. Ainsi va le cycle de l’histoire.

La civilisation n’est qu’une illusion, parce que sa pensée fondatrice est souvent creuse, faite de postures et surtout d’impostures. Où est l’enseignement du respect d’autrui, fondé sur la sincérité et qui oblige l’homme à des actes concrets de générosité et de charité ? L’État s’en charge dans le cadre de la loi, et le nécessiteux le considère comme un dû, voire un droit acquis.

C’est une société sans morale, sans conscience, et les réseaux dits sociaux en sont le lieu et le visage : celui d’une société haineuse. Rien d’étonnant, donc, qu’au sommet de cette pyramide, l’antisémitisme soit le porte-drapeau et le porte-parole de toutes les haines d’une société rompue à l’hypocrisie qui habile sa haine du droit international, utilisée pour mieux écraser le droit humain.

L’idée largement répandue selon laquelle le monde ne permettra jamais qu’une autre Shoah se produise relève d’une naïveté dangereuse. Ce qui peut empêcher une seconde Shoah, ce n’est ni la mémoire historique ni la bonne volonté internationale — il n’existe qu’une seule garantie pour notre survie.

La question de savoir si une seconde Shoah est envisageable dans un avenir proche peut sembler une provocation intellectuelle. Mais un regard lucide sur la réalité géopolitique et sociale actuelle révèle qu’il s’agit d’un danger bien réel. Si nous ne sommes pas proactifs pour empêcher la concrétisation de ce risque, nous pourrions nous retrouver confrontés à une telle réalité bien plus tôt que quiconque ne l’aurait imaginé il y a seulement quelques années.

L’antisémitisme contemporain n’est plus un phénomène marginal appartenant à un petit groupe fanatique d’agitateurs. Il se développe aujourd’hui sous deux formes parallèles et dangereuses :
• comme une haine ouverte et brutale envers les Juifs en tant qu’individus dans les communautés de la diaspora ;
• et comme une chambre d’écho radicale appelant à la destruction de l’État d’Israël, c’est-à-dire à sa suppression en tant qu’État-nation du peuple juif.

Seule une action résolue d’Israël et des Juifs du monde entier peut remédier à cela.

Une “solution finale” moderne ?

Le risque d’une seconde Shoah augmente pour plusieurs raisons.
D’abord, la concentration des Juifs en Israël est sans précédent dans l’histoire. Jamais autant de Juifs n’ont vécu dans un espace géographique aussi restreint — ce qui fait d’Israël une cible stratégique vulnérable pour ceux qui aspirent à une “solution finale” moderne.
L’Iran, une série d’organisations terroristes islamistes et d’autres États n’ont jamais caché leur intention de détruire Israël. Pour certains d’entre eux, la menace d’anéantir “l’entité sioniste” ne se limite pas à une simple déclaration : des plans opérationnels existent déjà.

Dans un monde où la technologie devient de plus en plus accessible, à moins d’être stoppés, il ne s’agit plus que d’une question de temps avant que des régimes totalitaires n’acquièrent des armes de destruction massive.
Une fois la direction de Téhéran et ses mandataires dotés d’une réelle capacité opérationnelle pour anéantir Israël, la probabilité qu’ils tentent de le faire augmentera de façon dramatique.

L’indifférence du monde, qui délégitime la guerre au prétexte que l’Iran n’avait pas encore la bombe

En parallèle de la menace militaire au Moyen-Orient, nous assistons à des tendances idéologiques et politiques dangereuses en Occident.
Aux États-Unis et en Europe, des groupes grandissants de l’extrême gauche comme de l’extrême droite ne se contentent plus de critiquer la politique israélienne. Ils réclament l’abolition pure et simple d’Israël comme État juif.
En pratique, cela reviendrait à exposer des millions de Juifs à un danger immédiat et mortel, sans protection souveraine.
Dans le monde numérique, les réseaux sociaux servent de catalyseur à la propagation des idées antisémites, qui bénéficient aujourd’hui d’un niveau de légitimité sociale inédit depuis les années 1930.

Ce qui inquiète le plus, c’est la faiblesse des États occidentaux, qui se souviennent parfois de la Shoah lors de cérémonies officielles, mais hésitent souvent à agir avec détermination contre les menaces antisémites et autres crimes haineux sur leur propre sol.
Le danger, c’est que cet antisémitisme devienne institutionnalisé. Avec la montée de forces extrêmes — à droite comme à gauche — aux postes de pouvoir en Europe, nous pourrions revoir apparaître un antisémitisme soutenu par les États.

On ne peut rejeter cette possibilité comme une paranoïa ou une exagération.

La seule garantie de survie

La puissance militaire, économique et technologique de l’État d’Israël, alliée à l’influence politique du judaïsme mondial, constitue la seule garantie de notre survie.

L’idée que le monde n’autoriserait jamais une nouvelle Shoah est dangereusement naïve.
D’abord, comme on le sait, les puissances alliées n’ont pas réellement tenté de perturber la machine d’extermination nazie. De plus, les dernières décennies ont montré que la communauté internationale réagit avec indifférence à des génocides — qu’il s’agisse du Rwanda, du Darfour, de la Syrie ou de la persécution des Ouïghours en Chine.

Le monde n’intervient efficacement pour prévenir une extermination de masse que lorsque les intérêts des grandes puissances sont directement en jeu. Espérer que, cette fois, le monde se mobilisera pour sauver les Juifs revient à mal lire la réalité.

Même la mémoire de la Shoah elle-même s’effrite — elle devient un concept abstrait, déconnecté de la tâche concrète de protéger les Juifs aujourd’hui.
Des millions de personnes à travers le monde œuvrent activement à nier ou effacer la Shoah, tandis que d’autres s’en servent comme d’une arme contre Israël, en inversant les rôles de victime et d’agresseur.

Ce qui empêchera une seconde Shoah, ce n’est ni la mémoire historique ni la bonne volonté internationale. Il n’existe qu’une seule chose : la puissance juive-israélienne.
Les Juifs du XXIᵉ siècle disposent d’une force qu’ils n’ont jamais eue auparavant. La puissance militaire, économique et technologique d’Israël, conjuguée à l’influence politique du judaïsme mondial, est la seule garantie de notre survie.

L’éducation, la mémoire de la Shoah et la lutte contre l’antisémitisme sont toutes importantes.
Mais seule la préservation de cette puissance — accompagnée de la conscience que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et notre force commune — peut assurer que l’histoire ne se répète pas.
Nous devons comprendre, en profondeur, que notre sécurité ne repose pas sur la bienveillance des nations, mais sur notre capacité à nous défendre de nos propres mains.

JForum.Fr & Mekor Rishon

La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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1 COMMENTAIRE

  1. Israel doit s’appuyer sur la dissuasion. Il faut que les pays ennemis sachent que si Israel est détruit, l’attaquant le sera aussi. c’est à cela que sert la dissuasion : la crainte que l’ennemi que l’on tente de detruire vous fasse disparaître. C’est grace a la dissuasion que la russie et les USA ne s’affrontent pas

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