Des consultations quotidiennes ont lieu à la Maison Blanche concernant une série de mesures possibles contre l’Iran • L’accent est mis actuellement sur : l’impact économique, le cyber et le soutien indirect aux manifestants. Des sources diplomatiques estiment que le régime est engagé dans une lutte pour sa survie.
JDN – David Feuchtwanger
Au sein de l’administration américaine, des consultations intensives se poursuivent ces derniers jours aux plus hauts niveaux sur la manière de faire face au régime iranien, dans le contexte de la vague de protestations persistante et de l’aggravation de la répression à travers le pays. Des sources proches des discussions estiment que, bien qu’un scénario militaire soit sur la table, l’accent est mis pour l’instant sur des mesures non cinétiques.
Selon des responsables américains, l’une des principales options à l’étude est l’aide aux citoyens iraniens pour rétablir l’accès au réseau Internet, après que le régime de Téhéran a agi pour paralyser les communications numériques afin de freiner la coordination entre les foyers de contestation et d’empêcher la transmission d’informations vers l’extérieur. Parallèlement, des modes d’action technologiques et indirects sont examinés pour contourner les blocages de réseau mis en place par le régime.
Une autre option discutée est une cyberattaque de grande envergure contre les infrastructures gouvernementales et militaires, en mettant l’accent sur les organismes identifiés aux Gardiens de la Révolution et aux mécanismes de répression. Selon les estimations, aux côtés des mesures visibles, des actions clandestines non publiées sont également examinées, visant à renforcer la protestation civile sans sombrer dans une escalade directe.
Dans le même temps, Washington considère la sphère économique comme le levier de pression le plus efficace. L’administration étudie un durcissement significatif des sanctions existantes, y compris une réduction dramatique du commerce maritime et aérien avec l’Iran, une atteinte aux exportations de pétrole et un renforcement de l’application de la loi sur la contrebande d’armes et de composants stratégiques. Ces derniers jours, une baisse du mouvement des pétroliers quittant les ports iraniens a déjà été enregistrée — une donnée qui inquiète les dirigeants du pays en raison de leur dépendance aux revenus en devises étrangères.
Une source diplomatique a estimé que le régime iranien est à un point d’ébullition : selon elle, malgré un grand nombre de morts et de détenus, la vague de contestation ne faiblit pas et la pression interne ne fait qu’augmenter. Elle a également noté l’existence de signes indiquant que des hauts responsables du système gouvernemental étudient des options de refuge hors d’Iran, par crainte d’un effondrement de l’ordre existant à moyen terme.
Parallèlement, des hauts responsables de la défense américaine ont averti le président que toute action militaire nécessiterait une préparation plus longue. Selon des publications dans les médias américains et britanniques, Trump n’a pas encore pris de décision finale concernant une attaque, et l’armée a demandé du temps supplémentaire pour la montée en puissance des forces et l’amélioration du déploiement régional — face à la crainte d’une réponse iranienne qui mènerait à une large escalade régionale.
À ce stade, selon les estimations des sources politiques, la décision n’a pas encore été prise— mais la multiplicité même des options examinées témoigne d’un changement d’approche à Washington et d’une volonté d’exercer une pression croissante sur Téhéran, avec des outils graduels et une prudence calculée.
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