Washington et Jérusalem élargissent la cible
La campagne militaire conjointe d’Israël et des États-Unis contre la République islamique a franchi un nouveau seuil. Après avoir concentré leurs premières frappes sur les structures de commandement et les hauts responsables du régime, les deux alliés ont élargi le spectre des cibles à travers l’ensemble du territoire iranien, dans une stratégie qui combine volume et dispersion.
Selon les chiffres communiqués par les autorités militaires, Israël avait déjà largué environ 2 500 bombes en l’espace de quelques jours. Un rythme qui, s’il se maintient, pourrait dépasser en intensité celui observé lors de la séquence de juin 2025, au cours de laquelle l’aviation israélienne avait mené une campagne de douze jours contre des objectifs iraniens. De leur côté, les États-Unis auraient frappé un nombre de cibles deux fois supérieur à celui revendiqué par Israël : environ 1 200 sites contre 600 pour l’État hébreu à ce stade.
En cumulé, cela représenterait une puissance de feu supérieure d’environ 50 % à celle mobilisée lors de la précédente confrontation majeure. Mais le changement ne réside pas uniquement dans les chiffres. La logique opérationnelle évolue : les frappes ne visent plus exclusivement des cibles dites « de haute valeur », mais s’étendent à un ensemble beaucoup plus large d’infrastructures militaires, logistiques et institutionnelles.
Parmi les opérations les plus marquantes figure l’attaque d’un vaste complexe gouvernemental à Téhéran. Environ 100 avions de chasse auraient participé à cette mission, larguant plus de 250 bombes sur plusieurs pâtés de maisons. Selon l’armée israélienne, le site comprenait notamment le quartier général du président iranien, le siège du Conseil suprême de sécurité nationale, des installations utilisées pour les réunions du plus haut organe décisionnel de la République islamique, ainsi qu’un centre clé de formation d’officiers.
Les autorités israéliennes affirment que ces bâtiments servaient à coordonner les décisions relatives au programme nucléaire et aux opérations contre Israël. Des informations non confirmées évoquent également l’élimination de Daoud Ali Zaada, coordinateur de la Force Qods pour le Liban, ce qui, si cela était avéré, constituerait un nouveau coup porté à la projection régionale iranienne.
Parallèlement, l’armée israélienne a indiqué avoir mené 60 vagues d’attaques, désormais étendues de la région de Téhéran jusqu’à l’ouest de l’Iran. Plusieurs dizaines de lanceurs de missiles balistiques auraient été ciblés, dans le but de réduire la capacité de Téhéran à frapper le territoire israélien.
Malgré cette pression, l’Iran conserve des capacités de riposte. Mardi, plusieurs alertes aériennes ont retenti en Israël. Des impacts ont été signalés dans le nord et dans la région centrale, notamment à Petah Tikvah et Bnei Brak. Les services de secours ont indiqué prendre en charge au moins trois blessés modérés.
Même après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei et de plusieurs responsables militaires de premier plan, le régime conserve des soutiens structurés, notamment au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique et des milices Basij. La confrontation s’inscrit donc dans une dynamique d’usure où l’élargissement des cibles vise à affaiblir l’architecture du pouvoir tout en contenant la capacité de riposte iranienne.
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