Les frappes iraniennes visant des infrastructures gazières et pétrolières dans le Golfe ont provoqué de vives réactions et mis en lumière des divisions entre les pays de la région. Alors que ces attaques interviennent après une opération israélienne contre un champ gazier dans le sud de l’Iran, plusieurs capitales tentent désormais de contenir les retombées d’une escalade qui semble franchir un nouveau seuil.
Le Qatar, acteur majeur du gaz naturel et copropriétaire du site visé en Iran, se retrouve particulièrement exposé. L’émirat a subi des dommages après une attaque iranienne contre l’un de ses principaux complexes gaziers au nord du pays. S’il a officiellement protesté en expulsant un attaché militaire de l’ambassade d’Iran, son mécontentement viserait en réalité surtout Israël, accusé d’avoir déclenché cette spirale. Selon un diplomate du Golfe, Doha estime que l’État hébreu porte une responsabilité directe dans la détérioration de la situation, considérant le Qatar comme une « victime collatérale » des représailles entre Israël et l’Iran.
Dans le même esprit, Oman adopte une position critique envers Israël et les États-Unis, qu’il juge en partie responsables de l’escalade actuelle, au même titre que l’Iran. À l’inverse, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, eux aussi touchés par des attaques contre leurs installations énergétiques, privilégient une ligne plus ferme contre Téhéran, mettant moins en cause Israël et Washington.
Ces divergences illustrent les fractures au sein du Golfe face à une crise régionale en pleine intensification, où chaque pays ajuste sa position en fonction de ses intérêts stratégiques et économiques.
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