Des images satellites publiées dans le New York Times montrent que plus de 80 avions de transport sont également arrivés sur la base aérienne jordanienne « Mawafek Selti » et que de nouveaux systèmes de défense aérienne y ont été déployés pour contrer les missiles iraniens.
Les images satellites et les données de suivi des vols révélées hier (vendredi) dans le New York Times indiquent que la base aérienne jordanienne « Mawafek Salti » est devenue un point central dans la planification d’éventuelles attaques américaines contre l’Iran.
L’analyse des photographies révèle que la base jordanienne abrite plus de 60 avions de chasse, soit trois fois plus que d’habitude, dont des F-35 furtifs de pointe. Depuis dimanche, au moins soixante-huit avions de transport ont atterri sur la base, et de nouveaux systèmes de défense aérienne y ont été installés pour se prémunir contre les missiles iraniens. Les autorités jordaniennes précisent que ce déploiement de forces s’inscrit dans le cadre de l’accord de défense conclu avec les États-Unis.
Par ailleurs, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir procédé, pour la première fois, au tir du missile de défense aérienne navale à longue portée « Sayad-3G », lors d’un exercice naval mené dans le détroit d’Ormuz. Ce missile, capable d’atteindre une altitude d’environ 150 km, vise, selon les Iraniens, à doter les navires des Gardiens de la révolution d’une capacité de défense régionale contre les menaces aériennes.
Il a également été rapporté que le système est capable de fonctionner de manière autonome pour identifier et intercepter des cibles, mais aussi de se connecter à un réseau de commandement et de contrôle intégré, améliorant ainsi la capacité de survie des navires face aux attaques aériennes. Cet exercice s’inscrivait dans le cadre d’une initiative iranienne visant à mettre en avant ses capacités de défense maritime et de dissuasion sur l’une des voies de navigation stratégiques mondiales.
Le président américain Donald Trump a déclaré hier soir qu’il envisageait une frappe militaire limitée pour faire pression sur Téhéran dans le cadre des négociations sur son programme nucléaire. Les pays de la région, dont la Jordanie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, soulignent qu’ils n’autoriseront aucune attaque contre l’Iran depuis leur territoire et espèrent que les contacts diplomatiques permettront d’éviter une escalade militaire majeure.
Plus tôt cette semaine, des images satellites ont révélé que la base américaine en Jordanie abritait 18 avions furtifs F-35 ainsi que six chasseurs de guerre électronique EA-18. Outre cette base jordanienne, les États-Unis disposent d’autres bases au Moyen-Orient : au Qatar, en Arabie saoudite, au Koweït et aux Émirats arabes unis. Des dizaines d’avions furtifs F-35 et de chasseurs F-15 et F-16 y ont également été déployés le mois dernier .
Hier, nous avons rapporté dans l’édition de Kan News qu’Israël estime qu’une attaque américaine contre l’Iran n’est qu’une question de temps, mais qu’elle n’aura pas lieu dans l’immédiat. Cependant, selon certaines estimations, les forces armées américaines seront prêtes dans les prochains jours à exécuter le plan d’attaque sur ordre de Trump.
JForum.Fr et KAN
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