« Une question de survie »… Étranglée par les impayés, Flowrette part en guerre contre le BHV et l’attaque en justice

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C’est un coup de gueule qui ne va pas améliorer l’image du BHV, déjà bien écornée depuis la polémique provoquée par l’arrivée de Shein dans ses rayons cet automne. Dans une vidéo largement relayée sur ses réseaux sociaux, la jeune marque Flowrette, spécialisée dans les fleurs durables, s’en prend à la direction du grand magasin parisien qu’elle accuse de « mettre en péril sa survie », selon son co-gérant Vincent Morio.

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En cause, de nombreux impayés qui ont déjà poussé de nombreuses marques de prestige comme Dior, Guerlain, Sandro ou Armor Lux à quitter le BHV Marais. Flowrette en a fait de même dans le courant de l’été, stoppant net son partenariat entamé en 2023 avec le magasin de la rue de Rivoli. « Le showroom fonctionnait bien en plus au début, tout le monde était gagnant », regrette Vincent Morio, qui a repris la PME en 2024 avec Margot Prévost.

La direction du BHV enchaîne les promesses en l’air

A l’époque, le duo savait déjà que le BHV avait des impayés auprès des anciens dirigeants de Flowrette. Mais « de bonne foi », les nouveaux gérants ont accepté de poursuivre l’aventure, l’enseigne leur promettant un règlement rapide des factures. « On a donc joué le jeu en installant un grand pop-up dans le magasin en juin », raconte le jeune entrepreneur. Avec succès puisque tous leurs bouquets de fleurs séchées ou en papier exposés se sont arrachés en quelques jours.

Pour rien pourrait-on dire car aucun paiement du BHV n’est alors arrivé. « On a alors dit stop, pas par choix stratégique mais pour une question de survie », assure le co-gérant de Flowrette. Depuis ce départ précipité, la direction du BHV, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations, a enchaîné les excuses auprès de ses nombreux fournisseurs ayant quitté le navire. Il a été question un moment d’un problème de logiciel informatique ou de paiements décalés.

Le BHV « étrangle l’artisanat français »

Fin novembre, Frédéric Merlin, président du groupe Société des Grands Magasins qui exploite le BHV, s’était même engagé devant une commission de l’Assemblée nationale à régler toutes les marques « d’ici la fin de l’année. » Une nouvelle promesse en l’air car plus d’un mois plus tard, Flowrette n’a toujours pas vu la couleur de l’argent. « Ils nous doivent plus de 50.000 euros, ce qui peut paraître peu par rapport à d’autres, mais cela représente tout de même une somme énorme pour une PME comme la nôtre qui emploie une dizaine de salariés », souligne Vincent Morio.

Lassés d’attendre, les deux gérants de Flowrette ont donc décidé de partir en guerre en attaquant en justice le BHV et son patron Frédéric Merlin pour abus de confiance et escroquerie. « On ne peut pas accepter d’être maltraité de la sorte », fulmine Vincent Morio, furieux de voir le BHV « étrangler l’artisanat français. »

Un bouquet tricolore pour soutenir Flowrette

Un Made in France que Flowrette revendique d’ailleurs haut et fort. « On a choisi de relocaliser récemment toute notre production en France en ouvrant un atelier près de Nantes », précise le jeune dirigeant. Mais faute d’argent du BHV, le développement de la PME va prendre plus de temps que prévu.

Pour soutenir Flowrette, un bouquet bleu blanc rouge baptisé « Le Franc-Parler » vient d’ailleurs d’être mis en vente. « Un bouquet qui est le symbole de notre combat : celui d’une PME qui refuse de se taire et qui se bat pour maintenir ses emplois, son savoir-faire et sa relocalisation », clame la marque sur son site.

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