Un premier coup qui change tout

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Un premier coup qui change tout

Premier coup, feu continu : qu’ont réellement obtenu Israël et les États-Unis contre l’Iran ?
La première frappe menée conjointement par Israël et les États-Unis contre l’Iran est déjà présentée par certains analystes comme un tournant stratégique majeur. L’opération, déclenchée samedi à l’aube, a profondément bouleversé l’équilibre sécuritaire régional et ouvert une nouvelle phase d’un affrontement latent depuis des années.

Selon les autorités israéliennes, près de quarante hauts responsables militaires iraniens auraient été éliminés lors de cette attaque initiale, dont le chef d’état-major des forces armées. Des centaines de cibles auraient été visées simultanément : sites de missiles balistiques, lanceurs fixes et mobiles, infrastructures souterraines et usines de production d’armes. L’objectif affiché était clair : réduire drastiquement la capacité de l’Iran à produire et à tirer des missiles, des drones et des roquettes à longue portée.

La disparition confirmée de l’ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis plus de trois décennies, constitue l’élément le plus spectaculaire de cette séquence. Sa mort représente non seulement une perte politique majeure pour la République islamique, mais aussi un choc symbolique considérable dans un système fortement structuré autour de son autorité. Pour Sagiv Asulin, chercheur au Centre de Jérusalem pour la sécurité et les affaires étrangères (JCFA) et ancien haut responsable sécuritaire israélien, il s’agit d’un « coup d’ouverture mortel » qui sera étudié par les historiens militaires.

Avant l’attaque, les estimations attribuaient à l’Iran un arsenal compris entre 2 500 et 3 000 missiles balistiques, répartis sur un territoire vaste — deux fois la taille de l’Allemagne — et protégés par des systèmes de lancement variés, notamment souterrains. L’ampleur de l’opération conjointe visait donc à frapper simultanément les centres névralgiques du pouvoir politico-militaire et les capacités logistiques.

Cependant, les résultats ne signifient pas la fin immédiate des hostilités. Dimanche encore, les sirènes retentissaient en Israël tandis que des missiles iraniens continuaient de s’abattre sur plusieurs zones. À Beit Shemesh, près de Jérusalem, une frappe a touché un immeuble résidentiel, faisant au moins une douzaine de morts selon les autorités. Cet épisode rappelle que, malgré la sophistication des systèmes de défense israéliens — parmi les plus avancés au monde — aucune protection n’est totalement hermétique.

Pour Asulin, l’Iran traverse une phase de désorganisation profonde, commettant des erreurs stratégiques, notamment en visant des zones susceptibles d’irriter certains États sunnites du Golfe. Cette dynamique pourrait modifier certains équilibres régionaux déjà fragiles. Parallèlement, Téhéran semble adopter une stratégie d’usure, multipliant des tirs sporadiques afin de prolonger la pression psychologique et politique.

La question centrale demeure donc celle des gains réels. Militairement, le commandement iranien a subi des pertes significatives et une partie substantielle de son infrastructure stratégique a été touchée. Politiquement, la disparition de Khamenei ouvre une période d’incertitude interne majeure. Néanmoins, l’Iran conserve des capacités résiduelles et une profondeur territoriale considérable.

L’opération est appelée à se poursuivre, selon les déclarations israéliennes, aussi longtemps que nécessaire. Dans cette nouvelle phase, la durée du conflit et la capacité des différents acteurs à contenir l’escalade seront déterminantes pour l’ensemble du Moyen-Orient.

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