Un Pourim remarquable
C’est littéralement la première fois depuis 2014 qu’aucun Israélien n’est détenu en captivité par le Hamas ou tout autre groupe terroriste dans la bande de Gaza.
ETHEL G. HOFMAN
Chaque printemps, les Juifs du monde entier célèbrent Pourim. Cette fête, qui a lieu le 14 Adar selon le calendrier juif, commence cette année après le coucher du soleil le lundi 2 mars et se termine le mardi 3 mars. Juste avant, le 13 Adar, est observé le jeûne d’Esther, qui relie la crainte du complot d’Haman visant à anéantir les Juifs dans l’ancienne Perse à la joie du salut et aux festivités.
Pourim est une fête joyeuse, comparable au Mardi gras juif : une journée où l’on se lâche complètement. Elle raconte l’histoire d’un roi (Assuérus), de sa reine (Esther), d’un oncle déterminé (ou, selon certains, de son cousin Mardochée) et d’un ministre malfaisant (Haman). D’autres personnages interviennent également, comme Vashti, la première épouse du roi. Tous ces éléments sont relatés dans la Meguila, le rouleau d’Esther (Megillat Esther), lu à voix haute pendant la fête.
À l’instar du régime iranien actuel, Haman ambitionnait d’anéantir tous les Juifs, jeunes et vieux, en un seul jour. Ce complot fut déjoué par Esther et Mardochée.
La chute d’Haman fut en partie provoquée par l’abondance de vin consommée lors d’un repas offert par la reine Esther, où elle révéla les machinations d’Haman au roi Assuérus. Il y a donc toutes les raisons de célébrer. Pourim est un jour de festin, de défilés costumés, de boissons et de joie. Il est même conseillé de s’enivrer un peu. Mais au fond, Pourim est une histoire de courage et de triomphe, une source d’inspiration pour célébrer la survie de notre peuple contre toute attente.
Cette année, Pourim revêt une signification particulière. Après 843 jours, la dépouille du dernier otage pris lors des attaques terroristes menées par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a été rapatriée de la bande de Gaza. Le corps de Ran Gvili, sergent de 24 ans au sein de l’unité Yasam de la police israélienne, a été remis aux autorités israéliennes le 27 janvier. Ainsi, pour la première fois depuis 2014, aucun Israélien n’est détenu par le Hamas ou toute autre organisation terroriste dans l’enclave palestinienne. Les obsèques de Gvili ont eu lieu le lendemain, le 28 janvier.
À Pourim , les quatre commandements principaux, ou mitsvot , sont : l’écoute et/ou la lecture de la Meguila (Megillat Esther) ; l’envoi de cadeaux de nourriture aux amis et voisins ( mishloach manot) ; la charité (matanot la’evyonim ) ; et le repas de Pourim ( seudat Pourim ), de préférence partagé avec d’autres personnes.
Cette fête s’est transformée en une véritable fête foraine, avec des jeux pour enfants, des célébrations familiales, des spectacles humoristiques appelés « Pourim shpiels » (spectacles de Pourim) – tous costumés selon le thème du jour (ou déguisés de leur choix, en réalité).
Du vin pour les adultes et du jus de raisin pour les enfants, ainsi que des sachets de friandises, complètent les festivités.
Pour éviter de consommer des aliments non casher, la reine Esther suivait un régime végétarien strict, composé de fruits et légumes frais, de noix, de légumineuses et de produits laitiers, abondants dans la Perse antique.
En son honneur, les repas de famille (seoudot) sont souvent à base de légumes. De nos jours, les marchés offrent un choix immense aux familles pressées.
Les produits frais sont prêts à être cuisiner, les bouillons de qualité sont rapides à préparer et la variété de noix et de céréales est infinie.
JForum.fr avec jns
Une photo illustrée de Ran Gvili, le dernier otage détenu à Gaza, est affichée sur la place Habima à Tel Aviv lors d’une manifestation le 17 janvier 2026. Photo de Matt Kaminsky/JNS.
Similaire
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

