Un moment histotique. Dans quelques heures une invasion terrestre de Gaza.

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De récentes images satellites commerciales montrent un important déploiement de troupes et de matériel de l’armée israélienne près de la frontière avec Gaza, signe possible d’une nouvelle opération terrestre d’envergure, selon plusieurs sources américaines. Les formations visibles sont interprétées comme les préparatifs d’une offensive majeure, alors que le cabinet de sécurité israélien a validé, vendredi, un plan visant à prendre le contrôle de Gaza.

L’objectif affiché par Benjamin Netanyahou est de neutraliser totalement le Hamas et d’instaurer une administration civile dépourvue d’hostilité envers Israël. Le Premier ministre a toutefois précisé ne pas vouloir gouverner directement la bande de Gaza, mais établir une « zone de sécurité ». Une nouvelle opération pourrait inclure la libération des otages toujours détenus par le Hamas et l’élargissement de l’aide humanitaire dans certaines zones.

Ce contexte militaire tendu s’ajoute à une friction diplomatique entre Israël et les États-Unis. Le 28 juillet, un échange téléphonique entre Netanyahou et Donald Trump aurait dégénéré, après que le président américain eut exprimé publiquement son désaccord avec les propos du chef du gouvernement israélien niant toute famine à Gaza. Trump, affirmant avoir vu des images d’enfants « très affamés », aurait haussé le ton, rejetant l’idée que la crise alimentaire soit « inventée par le Hamas ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président américain Donald TrumpAvi Ohayon/GPO

Au cœur de la discorde : la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), programme conjoint américano-israélien lancé en mai. Opérant sur des sites désignés, il peine à atteindre certaines populations. Selon l’ONU, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués depuis mai alors qu’ils tentaient de récupérer de la nourriture, parfois sous le feu de soldats israéliens. Le GHF est par ailleurs boycotté par l’ONU, qui gère son propre réseau de distribution.

Face à cette crise, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff s’est rendu récemment en Israël pour tenter d’harmoniser les positions. Les responsables israéliens estiment avoir pu exposer efficacement leurs contraintes et répondre aux critiques.

Sur le plan diplomatique, la pression internationale s’accentue : le Royaume-Uni, la France ou encore le Canada envisagent de reconnaître un État palestinien lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre.

Pour Israël, la libération des otages reste prioritaire, mais les discussions avec le Hamas semblent au point mort. Une offensive reste donc une option sérieusement envisagée, malgré les risques élevés pour les captifs et les combattants sur le terrain.

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