Tsahal cible les forces anti-manifestations
Frappes ciblées à Téhéran : les milices du régime iranien visées
La tension entre Israël et l’Iran semble franchir une nouvelle étape avec des frappes ciblées menées ces derniers jours au cœur même de la capitale iranienne. Selon des informations diffusées par l’armée israélienne, plusieurs attaques aériennes et de drones ont visé des points de contrôle et des membres des milices Bassidj à Téhéran. Ces forces paramilitaires jouent un rôle central dans la répression des manifestations et dans le maintien de l’ordre pour le compte du régime. Les frappes auraient provoqué plusieurs explosions dans différents quartiers de la capitale et fait un nombre significatif de victimes parmi les forces de sécurité.
D’après les informations communiquées par l’armée israélienne, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie visant à affaiblir les structures de pouvoir du régime iranien, notamment ce qui est présenté comme sa « machine de répression ». Les Bassidj constituent en effet l’un des piliers du système sécuritaire de la République islamique. Cette milice paramilitaire, composée de volontaires et de forces régulières, est chargée de disperser les manifestations et de maintenir l’ordre dans les grandes villes. Elle compterait plusieurs millions de membres à travers le pays, recrutés principalement parmi les classes populaires, fortement touchées par la crise économique que traverse l’Iran depuis plusieurs années.
Les médias iraniens ont rapporté une série d’attaques inhabituelles dans la nuit précédente. Selon des organes proches du pouvoir, des drones israéliens auraient ciblé plusieurs centres de sécurité et postes de contrôle dans différents quartiers de Téhéran. Des explosions et des échanges de tirs auraient été entendus dans plusieurs secteurs de la ville. Certaines informations indiquent que les frappes se seraient concentrées notamment dans les 1er, 14e, 15e et 16e arrondissements de la capitale. Les premières estimations évoquent la mort d’une dizaine de membres des forces de sécurité, tandis que des sources liées à l’opposition iranienne avancent un bilan plus lourd, évoquant au moins une vingtaine de miliciens tués près de l’université Amir Kabir.
Les autorités iraniennes ont rapidement accusé Israël d’être à l’origine de ces attaques, qualifiées d’« opérations terroristes ». Des responsables iraniens affirment que ces actions auraient été menées en coopération avec les services de renseignement israéliens et des groupes opposés au régime, notamment certains partisans de l’ancien régime monarchique. Malgré ces accusations, les autorités ont assuré que la situation dans la capitale restait sous le contrôle des forces de sécurité.
Sur le terrain, plusieurs témoignages diffusés sur les réseaux sociaux décrivent une atmosphère de grande inquiétude à Téhéran. Malgré les restrictions d’accès à Internet, certains messages évoquent une désorganisation croissante des forces de sécurité. Plusieurs points de contrôle auraient été démantelés ou allégés, les forces étant dispersées afin de limiter les pertes en cas de nouvelles attaques.
Des habitants signalent également des changements dans l’organisation des contrôles routiers. Dans certains cas, les voies de circulation auraient été volontairement rétrécies afin de ralentir les véhicules et créer de longues files d’attente. Selon certains témoignages, cette stratégie aurait pour effet de concentrer les civils dans des zones limitées, ce qui pourrait augmenter le nombre de victimes en cas de nouvelle frappe.
Alors que l’Iran continue de faire face à des tensions internes et à une pression internationale croissante, ces attaques illustrent l’extension du conflit au-delà des fronts traditionnels du Moyen-Orient. L’évolution de la situation dans les grandes villes iraniennes pourrait désormais jouer un rôle déterminant dans l’équilibre régional et dans la stabilité du régime de Téhéran.
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