Trump signe la charte du Conseil de la paix

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Trump signe la charte du Conseil de la paix

La création officielle du Conseil de la paix de Gaza marque une nouvelle étape dans l’approche diplomatique américaine du conflit. La charte fondatrice a été signée à Davos, en marge du Forum économique mondial, par le président des États-Unis Donald Trump et plusieurs dirigeants internationaux. Cette instance, baptisée Board of Peace (BoP), est présentée comme un outil destiné à accompagner la stabilisation de Gaza et à encadrer les efforts politiques, sécuritaires et économiques liés à l’après-conflit.

Lors de la cérémonie, Trump n’a pas dissimulé l’ambition qu’il attribue à ce nouvel organe. Une fois pleinement constitué, le conseil disposerait, selon lui, d’une capacité d’action considérable, tout en agissant en coordination avec Nations Unies. Le président américain a insisté sur le fait que cette initiative ne visait pas à remplacer l’ONU, mais à exploiter ce qu’il considère comme un potentiel insuffisamment utilisé au sein des mécanismes internationaux existants.

Le Conseil de la paix de Gaza a été formellement validé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le cadre du plan de paix américain. Toutefois, l’engagement de l’ONU est clairement circonscrit à ce mandat précis. Son porte-parole a rappelé que la coopération onusienne se limiterait strictement au périmètre défini par la résolution.

Malgré l’ampleur affichée du projet, l’adhésion internationale reste contrastée. Trump souhaite que les membres permanents du conseil contribuent chacun à hauteur d’un milliard de dollars, une exigence financière qui a suscité des réticences. À ce stade, aucun autre membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU n’a officiellement rejoint l’initiative. France a décliné l’invitation, le Royaume-Uni a indiqué ne pas souhaiter s’engager pour le moment, tandis que Chine n’a pas encore communiqué sa position. Russie a fait savoir qu’elle examinait encore la proposition.

En parallèle, une trentaine de pays ont néanmoins confirmé leur participation ou leur intention d’adhérer. Parmi eux figurent des acteurs majeurs du Moyen-Orient et d’Eurasie, dont Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte, Turquie et Bélarus. À ces pays s’ajoutent plusieurs États d’Asie centrale, d’Afrique et d’Europe orientale, composant un ensemble hétérogène tant sur le plan politique que diplomatique.

Parmi les rares démocraties ayant annoncé leur participation figurent Israël et Hongrie, dont les dirigeants sont perçus comme des alliés proches de Trump. Cette configuration alimente déjà les débats sur la nature du conseil, son équilibre interne et sa capacité à fédérer au-delà du cercle des partenaires stratégiques américains.

Trump a laissé entendre que le Conseil de la paix de Gaza pourrait, à terme, élargir son champ d’action à d’autres crises internationales, sans pour autant se substituer aux institutions multilatérales existantes. Pour ses promoteurs, cette structure incarne une nouvelle méthode : moins procédurale, plus directe, et fondée sur l’engagement financier et politique de ses membres.

Reste à savoir si cette initiative parviendra à dépasser les réticences initiales, à consolider sa légitimité internationale et à produire des résultats tangibles sur le terrain, dans un contexte régional toujours instable.

Jérémie de Jforum.fr

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