À quelques minutes de l’ouverture des marchés, Trump a annoncé lundi qu’il suspendait sa menace de bombarder les centrales électriques iraniennes, des négociations prometteuses avec la République Islamique étant selon lui en cours. L’Iran aurait capitulé, et un « deal » serait pour très bientôt, a-t-il dit en substance.

Les cours du pétrole ont aussitôt reculé de 10%, repassant sous la barre des 100 dollars le baril de brut. Mais peu après, l’Iran a démenti l’existence de telles tractations et les cours sont alors repartis à la hausse. Téhéran a répété que ses conditions minimales pour un accord étaient, outre l’arrêt des attaques de toute sorte, l’engagement des agresseurs états-uniens et israéliens à payer des réparations pour les immenses dommages qu’ils ont déjà causés.
La menace de Trump, proférée samedi, avait entrainé une réplique de Téhéran, dont les dirigeants avaient prévenu que si leurs centrales électriques étaient attaquées par les États-Unis (elles le sont déjà par le régime Netanyahou), alors l’Iran s’en prendrait à toutes les centrales électriques et aux usines de dessalement installées dans les pétromonarchies (Qatar, Émirats, Koweït, etc..) qui hébergent des bases militaires états-uniennes, ainsi qu’aux centrales israéliennes.
Quand on sait que plus de 500 centrales électriques sont réparties sur le territoire iranien, mais qu’il n’y en a que 50 en Israël, le calcul est vite fait.
« Si Trump frappe une centrale électrique majeure, l’Iran ripostera en attaquant les infrastructures des pays du Golfe et d’Israël – notamment les centrales électriques et les usines de dessalement – et misera sur le fait qu’il lui suffit de frapper moins de cibles pour avoir un impact plus important », constate l’analyste Esfandyar Batmanghedilij, interrogé par le New York Times.
Trump et de ses acolytes semblent en outre avoir été impressionnés par la démonstration des capacités de riposte des forces iraniennes à l’agression de leur pays. L’Iran a ainsi réussi au cours du week-end à frapper la zone israélienne ultra-sensible de Dimona, siège du complexe nucléaire du régime génocidaire.
HONTE À LA FRANCE COMPLICE !
Élections municipales ou pas, le gouvernement français est toujours disponible pour manifester sa servitude à l’égard de la paire Trump-Netanyahou. Par la voix de son ministre des Affaires Étrangères Jean-Noël Barrot, le gouvernement a multiplié ces derniers jours ses marques d’allégeance aux bourreaux des peuples palestinien, libanais et iranien. Notamment en accusant l’Iran d’être l’agresseur dans la guerre lancée depuis maintenant trois semaines par Washington et Tel Aviv. Ensuite en répétant que la solution pour Gaza, c’était « le plan Trump », autrement dit un territoire débarrassé du plus grand nombre possible de Palestiniens, ceux qui n’ont pas encore été tués par les génocidaires.
C’est notamment pour dénoncer cette complicité que nous descendrons dans la rue samedi 28 mars, dans le cadre d’une grande journée de solidarité avec le peuple de Palestine.

CAPJPO-EuroPalestine
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