Sources : Trump présidera le conseil de paix pour Gaza après sa présidence
Le Premier ministre accepte l’invitation de Trump à rejoindre le Conseil de la paix. Selon certaines sources, Trump a créé un Conseil exécutif fondateur pour compléter le Conseil exécutif de la résolution 2803 sur Gaza, afin de consolider son rôle après son départ du pouvoir. La résolution 2803 du Conseil de sécurité, qui entérine le cadre en 20 points pour Gaza, mentionne explicitement Trump.
Le cabinet du Premier ministre a annoncé aujourd’hui (mercredi) que Benyamin Netanyahou a accepté l’invitation du président américain Donald Trump et rejoindra le « Conseil suprême pour la paix », composé de dirigeants mondiaux, en tant que membre. Parallèlement, l’Azerbaïdjan a également annoncé ce matin son accord pour devenir membre fondateur du Conseil. Ce dernier devrait se réunir pour la première fois demain matin à Davos, en Suisse, où sa charte fondatrice sera présentée.
L’adhésion de Netanyahu, ainsi que celle de nombreux autres dirigeants, révèle la vaste stratégie de Trump. Le président américain a invité la quasi-totalité des dirigeants mondiaux à participer à ce projet, et l’on soupçonne de plus en plus, dans les capitales européennes, que Trump ne se contente pas d’une solution pour Gaza, mais vise un objectif bien plus ambitieux : la création d’une « ONU 2.0 ». Il s’agit de créer un organe qui remplacera de facto le Conseil de sécurité, définira la politique mondiale, mobilisera les ressources et coordonnera les actions entre les pays – le tout sous l’égide de Trump
Le président Donald J. Trump a révélé mardi que le Conseil de la paix, qu’il met en place pour gérer Gaza, pourrait à terme remplacer les Nations Unies.
« C’est possible », a répondu Trump lorsqu’on l’a interrogé sur cet objectif, avant de préciser : « L’ONU n’a tout simplement pas été très utile. Je crois beaucoup au potentiel de l’ONU, mais elle n’a jamais été à la hauteur de ce potentiel. »
Israel Hayom a appris que Donald Trump et son équipe prévoient qu’il continue à présider personnellement le Conseil de paix après la fin de son mandat présidentiel américain dans trois ans. La résolution 2803 du Conseil de sécurité, qui a ratifié l’accord-cadre en 20 points sur Gaza, désigne explicitement Donald Trump comme le dirigeant du Conseil de paix.
La résolution stipule explicitement que Gaza sera gouvernée par « un nouvel organe international de transition, le “Conseil de la paix”, présidé par le président Donald J. Trump », au lieu de simplement indiquer que ce Conseil sera dirigé par le président américain. Cette formulation confère à Trump l’autorité personnelle de le diriger. Le mandat de la résolution court jusqu’au 31 décembre 2028, ce qui signifie que son maintien à l’ONU nécessitera une nouvelle autorisation du Conseil de sécurité.
Des sources proches du dossier ont confirmé à Israel Hayom que Trump et ses conseillers souhaitent transformer le Conseil de la paix en un organe international dynamique chargé de gérer les conflits mondiaux en remplacement de l’ONU. De nombreux dirigeants mondiaux se sont engagés à y siéger. Ses concepteurs envisagent de s’attaquer aux conflits à travers le monde, notamment la guerre en Ukraine.

Cet objectif explique l’intégration récente d’une nouvelle entité au cadre de paix initial, entité qui ne figurait ni dans le « plan en 20 points » ni dans la résolution 2803.
Cet organe, baptisé Conseil exécutif fondateur, a été présenté pour la première fois dans une déclaration de la Maison Blanche datée du 16 janvier 2026. Sa mission consiste à orienter stratégiquement la vision que le Conseil de la paix définit pour diverses questions internationales.
La composition du Conseil exécutif fondateur est très similaire à celle du Conseil exécutif de Gaza, et les deux instances rendent compte au Conseil de la paix.
Le Conseil exécutif de Gaza, autorité intérimaire dirigée par Nikolay Mladenov, est composé du ministre turc des Affaires étrangères, d’un homme d’affaires qatari, du chef des services de renseignement égyptiens et de l’homme d’affaires israélien Yakir Gabay.
Ce conseil élaborera la politique et définira la trajectoire de la bande de Gaza, conformément aux principes énoncés dans le cadre en 20 points.
Parmi ces objectifs, la démilitarisation de Gaza figure en priorité, selon plusieurs hauts responsables impliqués dans les détails du dossier.
Le Comité national pour l’administration de Gaza, qui constitue le gouvernement technocratique palestinien, sera chargé de la mise en œuvre de ces décisions.
Ce comité, organe opérationnel, rend compte aux instances supérieures. Il sera dirigé par le responsable palestinien Ali Sha’ath, assisté de quatorze autres technocrates palestiniens.
Les ministres du gouvernement israélien ont reçu hier soir une notification précisant que les membres du comité technocratique sont « majoritairement affiliés à l’Autorité palestinienne ».
Par conséquent, malgré les affirmations du Premier ministre Benjamin Netanyahu selon lesquelles l’Autorité palestinienne n’administrera pas Gaza, des personnes qui lui sont liées superviseront les affaires courantes de la bande de Gaza.
Les ministres ont reçu ces informations sous forme de compte rendu complet concernant le futur cadre administratif du Strip.
JForum.fr avec ILH et mako.co.il
Déclaration de Trump et Netanyahu | Photo : Reuters
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