Trump n’exclut pas l’envoi de troupes au sol en Iran

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Trump n’exclut pas l’envoi de troupes au sol en Iran

Le président américain Donald Trump a déclaré ne « rien exclure », y compris l’envoi de troupes terrestres en Iran « si nécessaire », alors que Washington et Jérusalem poursuivent leur campagne militaire. Dans ses prises de parole de lundi, il a assumé une posture de décision « malgré l’opinion », affirmant se « ficher des sondages » et présentant l’opération comme « en avance sur le calendrier ». L’idée centrale, martelée par la Maison-Blanche, reste celle d’une course contre la montre : empêcher l’Iran d’atteindre le seuil de l’arme nucléaire tout en réduisant sa capacité de riposte régionale.

Ce durcissement intervient après l’échec de négociations de dernière minute, Trump accusant Téhéran de poursuivre des activités clandestines liées à l’armement nucléaire malgré les pourparlers. En parallèle, l’armée israélienne a mis en avant l’efficacité du choc initial : selon ses déclarations, la première vague de l’opération « Lion rugissant » aurait frappé en très peu de temps des responsables militaires iraniens de haut rang, tout en ciblant l’ossature des forces balistiques.

Au Pentagone, le ton se veut ferme mais cadré. Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a averti que la campagne ne serait pas « réglée du jour au lendemain », tout en jurant qu’elle ne se transformerait pas en guerre interminable. Les objectifs, décrits comme limités et concrets, portent sur la destruction des capacités de missiles, des moyens navals et d’autres infrastructures sécuritaires. Sur le plan militaire, le Commandement central américain a confirmé l’emploi de moyens lourds : des bombardiers furtifs B-2 ont été utilisés contre des installations iraniennes renforcées, notamment liées au volet balistique, signe d’une volonté d’atteindre des sites difficiles d’accès et potentiellement enterrés.

Mais l’extension du spectre militaire rend le risque politique plus élevé. D’un côté, l’administration insiste sur une campagne « précise » visant des capacités ; de l’autre, la simple évocation de « boots on the ground » ravive le souvenir des enlisements passés et fait grimper l’enjeu intérieur aux États-Unis, alors même que le soutien public apparaît contrasté selon plusieurs mesures publiées ces derniers jours.

Sur le terrain, la guerre déborde déjà des cartes d’état-major. Le CENTCOM a confirmé des pertes américaines (un premier bilan faisant état d’au moins trois soldats tués et de plusieurs blessés), rappelant que même une campagne aérienne « maîtrisée » n’est jamais sans coût. Côté israélien, Tsahal affirme avoir frappé des centaines de cibles en Iran et indique avoir largué environ 2 500 bombes sur quelque 600 cibles, visant missiles balistiques, lanceurs, systèmes de défense aérienne et objectifs stratégiques.

La riposte iranienne, elle, touche directement la population : des tirs ont causé morts, blessés et dégâts en Israël, avec une attaque meurtrière à Beit Shemesh (neuf morts selon les secours) et, plus récemment, des blessés lors d’une frappe à Beersheba. Autrement dit, l’opération se joue sur deux horloges : celle des objectifs militaires affichés (missiles, mer, infrastructures) et celle de la résilience civile face aux impacts.

À court terme, l’équation est simple et dangereuse : plus la campagne s’intensifie, plus la tentation d’élargir les moyens — y compris au sol — grandit, mais plus le coût politique, humain et régional augmente aussi. Et c’est précisément dans cet écart, entre objectifs déclarés et dynamique d’escalade, que se décidera la suite.

Jérémie de Jforum.fr

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