Trump : Ali Khamenei, « devrait être très inquiet »
Les déclarations de Donald Trump ravivent les tensions autour du dossier iranien. Dans une interview préenregistrée accordée à NBC News, le président américain a affirmé que le guide suprême iranien, Ali Khamenei, « devrait être très inquiet », évoquant une situation régionale qu’il juge profondément transformée par l’action des États-Unis.
Interrogé par le journaliste Tom Llamas sur les manifestations anti-régime en Iran, Donald Trump a affirmé que Washington avait soutenu les protestataires, alors que les autorités iraniennes poursuivent une répression qualifiée de sévère pour contenir la contestation. Ces mouvements, apparus dans plusieurs villes du pays, réclament régulièrement une pression accrue de la communauté internationale contre le pouvoir en place.
Selon le président américain, les capacités de défense du régime iranien auraient été durablement affaiblies à la suite de l’intervention militaire américaine lors de la guerre de douze jours évoquée par son administration. Trump a soutenu que les États-Unis avaient alors « anéanti » les installations nucléaires iraniennes, estimant que cette action avait modifié l’équilibre stratégique au Moyen-Orient. « Je veux la paix au Moyen-Orient », a-t-il martelé, ajoutant que sans le démantèlement de cet arsenal nucléaire, une stabilité durable aurait été impossible.
Ces propos s’inscrivent dans un contexte diplomatique tendu. Ils ont été diffusés peu après l’annulation des pourparlers nucléaires entre Washington et Téhéran, qui devaient se tenir cette semaine. Les discussions ont échoué en raison de désaccords persistants sur le lieu de la rencontre, son format et surtout sur l’ordre du jour. L’Iran souhaitait limiter les échanges à la seule question nucléaire, tandis que les États-Unis entendaient élargir le dialogue à d’autres enjeux régionaux et sécuritaires.
Depuis plusieurs mois, la relation entre les deux pays oscille entre menaces voilées et tentatives avortées de dialogue. Les déclarations de Donald Trump visent autant à rassurer ses alliés régionaux qu’à maintenir une pression maximale sur Téhéran. En parallèle, la situation intérieure iranienne demeure instable, marquée par une défiance persistante d’une partie de la population envers le régime.
En reliant directement l’action militaire américaine à la recherche de la paix régionale, le président américain réaffirme une ligne dure, assumant une stratégie de dissuasion renforcée. Reste à savoir si cette posture contribuera à une désescalade durable ou si elle accentuera, au contraire, l’impasse diplomatique actuelle entre les deux pays.
Jérémie de Jforum.fr
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