La France a imposé un embargo sur les armes à Israël pendant la guerre à Gaza, et ce boycott se poursuit à ce jour. Aujourd’hui, dans le cadre d’une démarche visant à garantir son indépendance sécuritaire, le ministère de la Défense a décidé d’arrêter les acquisitions auprès de la France et de trouver des alternatives.
Ynet – Elisha Ben Kimon et Itamar Eichner
Au cours de la guerre à Gaza, la France a décidé d’imposer un embargo sur les armes à destination d’Israël, lequel est toujours en vigueur. Le ministère de la Défense a désormais pris la décision d’interrompre ses achats de défense auprès de la France et de chercher des alternatives auprès d’autres pays d’Europe et du reste du monde. Cette décision a été prise malgré l’existence de plusieurs contrats entre le ministère de la Défense et les industries françaises pour l’achat de composants spécifiques destinés à divers types d’armements.
Depuis un an et demi, un processus significatif a été lancé au sein du ministère de la Défense, dirigé par le ministre Israël Katz et le directeur général du ministère Amir Baram. Son objectif principal est d’assurer, autant que possible, l’indépendance sécuritaire d’Israël.
Vers une autonomie stratégique
Afin de permettre cette indépendance, des milliards de shekels ont été investis pour produire des armements de bout en bout, dans le but de réduire de manière significative la dépendance aux capacités ou aux composants provenant d’autres pays. Il convient de noter qu’il est extrêmement difficile, voire impossible, d’atteindre le « zéro achat » ou une autonomie totale.
Officiellement, la raison de l’embargo français est la guerre menée à Gaza, mais l’industrie de l’armement française est également un concurrent direct des industries de défense israéliennes sur certains composants.
Avant la guerre à Gaza, la France exportait vers Israël des équipements de défense pour un montant moyen de 20 millions d’euros par an — une goutte d’eau dans l’océan sachant que la France occupe le deuxième rang mondial des exportateurs de défense après les États-Unis. Les Français vendaient principalement à Israël des composants électroniques et des matières premières.
Après la guerre, la France a suspendu les licences d’exportation vers Israël et a imposé des restrictions aux entreprises d’armement israéliennes qui souhaitaient exposer lors de salons de l’armement sur son territoire.
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