Syrie : il y a un an, Bachar al-Assad était renversé, et prenait la fuite après plus de 20 ans au pouvoir

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Le 8 décembre 2024, le régime de Bachar al-Assad tombait après 24 ans de règne marqué par une guerre civile qui a pris fin avec sa chute. Depuis un an, son successeur Ahmed Al-Charaa a pris les commandes d’un pays qui porte encore les stigmates d’années de guerre. 

Tomber comme un château de cartes, c’est ainsi que l’on peut décrire la chute de Bachar al-Assad. Il a fallu moins de deux semaines aux rebelles du groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), pour venir à bout d’un régime syrien qui n’avait cessé de repousser l’échéance de sa chute.

Débutée le 27 novembre 2025 dans le nord du pays, l’offensive militaire a fait tomber les villes d’Alep, d’Hama, d’Homs les unes à la suite des autres sans rencontrer de résistance de l’armée syrienne. La chute de Damas paraissait alors inéluctable. Le 8 décembre, les rebelles du HTS avec à leur tête Ahmed Al-Charaa encerclaient la capitale syrienne, sonnant le glas des 53 ans de règne de la famille Assad. 

Lâché par ses alliés russes, iraniens et le Hezbollah, Bachar al-Assad prenait la fuite vers la Russie avec sa famille, laissant le pays aux mains du groupe HTS, successeur du Front al-Nosra, ancienne branche rebelle d’al-Qaida dont ils se sont depuis désolidarisés. 

«C’est le moment que les déplacés et les prisonniers attendent depuis longtemps, le moment du retour chez eux et le moment de la liberté après des décennies d’oppression et de souffrance», ont-ils annoncé dès leur prise de pouvoir. Depuis son exil doré à Moscou, l’ancien homme fort du pays se fait discret. 

Un pays à l’équilibre toujours fragile

Ahmed Al-Charaa devenu président de la transition a pris la direction d’un pays fragmenté et encore propice aux épisodes de violences. De sanglants affrontements intercommunautaires dans les régions des minorités druze et alaouite, et de nombreuses opérations militaires du voisin israélien ont secoué la fragile transition. 

Les violences communautaires, qui ont fait des milliers de morts en mars puis en juillet, ont elles sapé la confiance dans les autorités, accusées de ne pas protéger les minorités, voire d’inciter ou de participer aux atrocités. En mai 2025, dans une volonté de solder l’héritage des Assad et de réparer les années de crimes et d’exactions, les nouvelles autorités ont créé deux commissions nationales, l’une pour la justice transitionnelle et l’autre pour les personnes disparues. 

Sur la scène internationale, Ahmed Al-Charaa est en pleine campagne de réhabilitation. Reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump en novembre dernier, l’ancien jihadiste qui a vu les sanctions pour terrorisme contre lui levées, formalisait ainsi le retour du pays dans l’arène diplomatique. Les États-Unis, Londres et l’UE mettant fin aux mesures de rétorsion économiques contre son pays.  

1 COMMENTAIRE

  1. La Syrie a été créée par les Français en 1936. Mais ces gens n’ont nulle envie de vivre ensemble et, sauf quand il y a un pouvoir à poigne, ont passé leur temps à se cogner dessus pendant des siècles.

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