Surréaliste! Le shekel atteint son plus haut niveaux depuis le milieu des années 1990.

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Après plus de deux ans et demi de guerre et les conséquences qu’elle a entraînées, un point positif émerge, la force du shekel qui, jeudi dernier, a atteint l’un de ses plus hauts niveaux depuis le milieu des années 1990.

Mais l’appréciation de la monnaie, notable depuis avril dernier, pourrait s’avérer être à double tranchant pour une économie dépendante à la fois des exportations et d’un capital humain de haute qualité.

Si un shekel très fort a un effet déflationniste car il réduit les importations, freine la hausse des prix et le coût du crédit pour les consommateurs et permet à la Banque d’Israël de baisser les taux d’intérêt, il pose des problèmes aux fabricants et entreprises israéliens dépendantes des exportations et des revenus en dollars.

Le risque est que le shekel fort renchérisse le prix des biens et services israéliens à l’étranger, ce qui aurait pour effet de freiner l’un des moteurs de croissance les plus importants de l’économie israélienne, avec à la clef un impact sur l’emploi.

« Un shekel fort n’est pas un phénomène technique ou temporaire, mais le reflet direct de fondements solides qui attirent les investissements étrangers et dopent la bourse israélienne, avec une forte confiance dans la reprise rapide de l’économie », explique au Times of Israel Alex Zabezhinsky, économiste en chef de la maison d’investissement Meitav. « Une monnaie forte fait baisser les prix des importations de matières premières, ainsi que de nombreux biens tels que les vêtements, les meubles, les équipements, les appareils électroniques, sans oublier les voyages à l’étranger. »

« Mais un shekel fort a aussi pour effet de rendre les produits israéliens moins compétitifs, alors même que les entreprises qui produisent en Israël paient leurs factures et les salaires en shekels, ce qui affecte leurs bénéfices », ajoute Zabejinsky.

Peu de temps avant le début de la guerre contre l’organisation terroriste du Hamas, le 7 octobre 2023, le shekel était sur une pente descendante et fin octobre 2023, alors que le pays et la région dans son entier se trouvaient encore sous le choc du pogrom, il était tombé à son plus bas niveau depuis huit ans, à près de 4 NIS pour un dollar.

Un mois plus tard, la monnaie israélienne s’était redressée, et un peu plus de deux ans plus tard, elle se négocie désormais autour de 3,14 NIS pour un dollar – un record depuis 4 ans. Elle s’est donc renforcée face au dollar et à l’euro malgré une économie durement éprouvée par le coût de la guerre et le fardeau d’une dette en constante hausse.

Les succès militaires israéliens ont su redonner confiance aux investisseurs et renforcer le shekel. La monnaie a connu de fortes hausses suite aux frappes ciblées qui ont permis d’éliminer une grande partie des dirigeants du Hezbollah, à commencer par son dirigeant, Hassan Nasrallah, sans oublier la campagne d’Israël contre l’Iran en juin dernier.

La Banque centrale d’Israël relie l’appréciation de 6 % du shekel par rapport au dollar, lors des six derniers mois de 2025, à la baisse de la prime de risque israélienne, qui, selon elle, a fortement diminué suite à la guerre contre l’Iran de juin dernier et a continué à le faire avec l’officialisation du cessez-le-feu à Gaza en octobre.

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