C’est le dernier de la saison. L’heure du 17e prime a sonné, et la finale s’annonce grandiose. Qui de Léa ou Ambre repartira grande gagnante de cette saison 13 de la Star Academy ? Réponse samedi soir.
Depuis plus de trois mois, les candidats montent sur scène chaque semaine, chantent, dansent, se dévoilent… dans des looks qui sont scrutés sous le feu des projecteurs. Si l’habit ne fait pas le moine, à la Star Academy, il raconte beaucoup : il participe au récit du prime, crée de l’émotion et accompagne l’identité de chaque élève, construite sous les yeux de millions de téléspectateurs.
Des tenues pensées pour le show
Depuis deux saisons maintenant, Julie Basselin habille les élèves de la Star Academy, prime après prime. Une mission qui se joue chaque semaine dans un timing serré : « Je travaille en équipe donc on a un brief et on a trois jours pour exécuter le brief du prime de la semaine. On a toujours des looks qui sont leur tenue principale et ensuite il y en a des spéciales pour les tableaux, et ça, je m’adapte avec les demandes. »
En début d’aventure, le volume de tenue est impressionnant : « Au début de l’aventure, ils étaient 17 académiciens. il y avait entre 25 et 30 tenues au début, puis cela décroît au fur et à mesure des sorties ». Et pour être une tenue efficace, celle-ci doit répondre à plusieurs critères : être suffisamment confortable, tout en suffisamment « efficace » à l’écran. « C’est à moi de choisir des matières qui vont être visuelles et qui vont se prêter aux lumières », explique Julie Basselin. Certaines matières sont à éviter : « Le coton très épais, les matières un peu ternes, ça marche moins bien qu’un tissu plus brillant, plus lumineux. »
Et sur les réseaux sociaux, ce travail se voit. Le créateur de contenu Général Bécasse, qui suit assidûment l’émission depuis son retour en 2021, estime ainsi : « c’est un des meilleurs stylismes depuis le retour de l’émission »., en comparant notamment avec la saison de 2023 : « Je me rappelle comment étaient stylisés par exemple Helena, Candice, Pierre… Là je trouve que c’est beaucoup plus travaillé et beaucoup plus dans l’image. »
La grande finale du point de vue du style
À l’approche de la finale, la styliste décrit deux identités très différentes entre Léa et Ambre. « Elles ont toutes les deux leurs personnalités, toutes les deux leurs envies ». Pour Ambre, Julie évoque un vestiaire plus sombre et structuré. « Elle est souvent en noir, elle aime bien le cuir, avec des vestes cintrées ou encore des pantalons droits ».
Léa, elle, explore d’autres silhouettes. « Elle a été aussi pas mal en short », mais aussi « on a fait des costumes, des robes ». Deux profils, deux directions, mais un même objectif : « qu’elles se sentent bien » et que leurs looks soient « très représentatifs de ce qu’elles sont ». Comme les saisons précédentes, les deux finalistes seront habillées par une Grande Maison. Si Julie Basselin et Endemol n’ont pas voulu dévoiler le nom de celle-ci, Isabel Marant était ce jeudi matin au château pour des essayages avec Ambre et Léa.
Le style dans la musique : une image qui se construit en même temps que l’artiste
Lors des primes de la Star Academy, le style n’est pas un simple élément des directions artistiques de chaque tableau. S’il est imaginé par Julie Basselin, les académiciens ont eu aussi leur mot à dire, et au fil des primes, les goûts s’affirment. « Je m’adapte aussi à eux et à leur personnalité », explique la styliste. « Plus on avance et plus on peut affiner aussi les choses. Si on parle du prime 1 à celui d’aujourd’hui, je pense qu’il y a quand même une évolution aussi dans leur look. Je pense que cela se fait ensemble. »
Car le stylisme repose aussi sur une règle. « Ils veulent rester dans leur identité ». Et parfois, le vêtement devient un point de friction. « Il y a des choses parfois où ils me disent : « bah non, ça, ce n’est pas moi, je ne me vois pas comme ça ». » Julie Basselin résume : « C’est aussi un travail de psychologie de les comprendre et d’avancer avec eux. »
Si Julie travaille de pair avec les élèves, elle doit aussi collaborer avec les équipes des artistes présents les samedis soir. Pour le tableau chanté-dansé de Léa et l’artiste Zélie, au prime dernier, « Ça a été la maison de disque de l’artiste qui a imposé l’univers stylistique », explique-t-elle. « Il y a eu un brief pour se raccorder au stylisme de Zélie. »
Un équilibre des fois difficile selon le créateur de contenu, qui juge un décalage sur un certain tableau. « Personnellement, je n’ai pas trouvé qu’on voyait l’identité artistique des candidats à chaque fois ». Le stylisme étant, selon lui, un élément devenu incontournable dans la construction d’un artiste : « Pour moi l’identité d’un artiste, aujourd’hui, elle passe aussi par l’image. »
Vers une Star Academy de plus en plus proche de la mode ?
Si le style des primes est scruté, les vêtements des académiciens lors des quotidiennes sont analysés. Chaque saison, un vêtement « totem » devient emblématique : l’écharpe d’Helena, les chaussons de Marine, ou cette année les baskets à talon d’Ambre.
Cette saison la Star Academy a aussi franchi un cap dans son rapprochement avec la mode, notamment avec l’arrivée de Zalando comme partenaire. Au travers de plusieurs activations – comme « La cabine Zalando » ou les élèves sortant parle de mode avec Loïc Prigent – la marque assume une vision où les vêtements deviennent un langage pop. « La mode est aussi un moyen d’expression, d’affirmation et de confiance en soi », explique Laura Toledano, directrice générale Europe de l’Ouest chez Zalando. Mais elle insiste sur un point : « Nous ne sommes pas intervenus dans la sélection des tenues. » L’objectif, selon elle, est plutôt de faire de la mode un élément fédérateur autour du programme.
Le rapprochement avec ce milieu se voit aussi après l’émission, avec des élèves de plus en plus présents dans l’écosystème mode. « On voit beaucoup plus d’académiciens à des défilés de mode ça franchement, je kiffe, j’adore ». Marguerite chez Jacquemus, Léo, Bastiaan et Jeanne au défilé TAAKK, ou Ebony qui a défilé au show L’Oréal en septembre dernier. Et le créateur de contenu imagine déjà la suite : « J’aimerais bien que la mode devienne une partie intégrante de la Star Academy l’année prochaine », Avec une proposition concrète : « Ça serait trop bien qu’ils fassent des cours de stylisme ou des cours de gestion d’image », conclu-t-il.
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