Invité de Radio J, le philosophe Alain Finkielkraut a livré une prise de position forte et nuancée sur son rapport à Israël, affirmant une solidarité indéfectible avec l’État hébreu tout en marquant une distance nette avec certaines figures politiques actuelles.
« Je me sens solidaire d’Israël », a-t-il déclaré au micro d’Alexis Lacroix, avant de poser une distinction claire : « Suis-je solidaire de l’Israël de Yair Golan et de Saul Friedländer, ou de celui de Smotrich et Ben Gvir ? Ils ne sont pas compatibles. » Par ces mots, le philosophe oppose deux visions qu’il juge inconciliables : d’un côté, un Israël démocratique et intellectuel ; de l’autre, une ligne nationaliste et religieuse plus radicale.
Évoquant un sentiment de malaise, Alain Finkielkraut a poursuivi : « Si j’ai honte, c’est parce que c’est mon peuple. Je suis impliqué, je suis compromis, je suis sali. » Une formule forte, qui traduit selon lui la profondeur du lien identitaire et moral qui l’unit à Israël, au-delà des clivages politiques.
Le philosophe, fidèle à sa tradition intellectuelle, revendique une solidarité critique : soutenir Israël, tout en refusant certaines orientations gouvernementales.
La source de cet article se trouve sur ce site

