À moins d’un mois du scrutin, prévu les 15 et 22 mars prochains, quelles sont les intentions de vote à Paris ?
La campagne des élections municipales bat son plein. Elle entrera bientôt dans une nouvelle phase avec la clôture du dépôt des listes, jeudi 26 février, puis l’ouverture de la campagne officielle, lundi 2 mars. Les communes auront alors l’obligation d’installer les panneaux d’affichage électoral devant les bureaux de vote. Le premier tour du scrutin aura lieu dimanche 15 mars, suivi, dans les communes concernées, d’un éventuel second tour une semaine plus tard.
Telle sera sûrement la configuration dans les grandes agglomérations, où la course se jouera très souvent dans un mouchoir de poche et où la multiplication des candidatures rend les victoires au premier tour difficiles.
Sondages municipales 2026 à Paris
Dans la capitale, c’est le candidat de la majorité municipale sortante qui fait, pour l’instant, la course en tête, selon la dernière enquête d’opinion publiée début février. Le socialiste Emmanuel Grégoire obtiendrait 32 % des voix, juste devant la candidate LR Rachida Dati (30 %) et Pierre-Yves Bournazel (12 %), prétendant du camp macroniste.
À noter la percée de Sarah Knafo, de Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, qui pourrait se maintenir au second tour si elle obtient 10 % des suffrages exprimés.
QUESTION : Si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour des élections municipales à Paris, pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?
Quelles sont les évolutions et les dynamiques de chaque candidat ?

Emmanuel Grégoire (PS) obtiendrait 32 %. Depuis décembre 2025, son score reste stable à 32 %, sans variation. Il dispose d’un socle électoral solide qui ne semble pas affecté par les évolutions récentes.
Rachida Dati (LR) obtiendrait 30 %. Depuis décembre 2025, où son score était de 27 %, elle progresse et semble récupérer des voix au détriment de Pierre-Yves Bournazel.
Pierre-Yves Bournazel (centre) obtiendrait 12 %. Depuis décembre 2025, où il était crédité de 14 %, il recule au bénéfice de Rachida Dati. Cette baisse pourrait le priver d’un accès au second tour.
Sarah Knafo (Reconquête) obtiendrait 11 %. Depuis décembre 2025, où elle était à 6 %, elle double quasiment son score, notamment au détriment de Thierry Mariani. Sa progression est d’autant plus marquée que certains sondages la créditent même de 14 %.
Sophia Chikirou (LFI) obtiendrait 11 %. Depuis décembre 2025, où elle était à 15 %, elle ne cesse de reculer, laissant planer le doute sur sa capacité à franchir la barre fatidique des 10 % nécessaire pour se maintenir au second tour.
Thierry Mariani (RN) obtiendrait 4 %. Depuis décembre 2025, où il était à 8 % (voire 10 % en mars), il est en net recul, principalement au bénéfice de Sarah Knafo.
La seule candidate en forte dynamique semble être Sarah Knafo à droite. Les ennuis judiciaires de Rachida Dati pourraient encore influencer l’évolution du rapport de force. Toutefois, l’écart reste important : pour atteindre la tête, il lui faudrait gagner près de 10 points en trois semaines, alors qu’elle n’a progressé que de 6 points en deux mois.
Quoi qu’il en soit, Sarah Knafo pourrait devenir incontournable au second tour — un élément que Rachida Dati semble avoir bien intégré.
Municipales 2026 à Paris : un duel Dati–Grégoire sous la menace d’une surprise à droite ?
À moins d’un mois du scrutin des 15 et 22 mars, la campagne parisienne entre dans sa phase décisive. Dépôt des listes, ouverture officielle de la campagne, affichage électoral : le calendrier s’accélère. Mais derrière le formalisme institutionnel, c’est bien une bataille stratégique qui se joue.
Et à Paris, elle pourrait être plus ouverte qu’il n’y paraît.
Un duel au sommet… pour l’instant
Selon la dernière enquête d’opinion publiée début février, le socialiste Emmanuel Grégoire (32 %) devance légèrement Rachida Dati (30 %). L’écart est mince. Trop mince pour parler de dynamique irréversible.
Grégoire bénéficie d’un socle électoral solide, stable depuis décembre. Ses 32 % semblent ancrés. Ni progression spectaculaire, ni effritement : la continuité comme ligne de force. Reste à savoir si cette stabilité constitue un plafond.
Face à lui, Rachida Dati est en mouvement. Créditée de 27 % en décembre, elle grimpe à 30 %. Une progression nette, visiblement alimentée par l’érosion du vote centriste. La candidate LR consolide son espace à droite et commence à polariser le duel.
Le match est lancé. Le centre fragilisé
Pierre-Yves Bournazel, avec 12 %, recule par rapport aux 14 % enregistrés en décembre. Sa dynamique est négative, et le risque est réel : rester en dessous du seuil d’influence décisive au second tour.
Sa difficulté est structurelle : dans un scrutin polarisé, le centre peine à exister. La logique du vote utile commence à jouer, et elle ne joue pas pour lui.
La véritable dynamique : Sarah Knafo
La surprise vient de Sarah Knafo. Créditée de 6 % en décembre, elle atteint désormais 11 %, certains sondages la donnant même à 14 %. Sa progression est spectaculaire.
Elle capte une partie significative de l’électorat de Thierry Mariani, qui s’effondre à 4 % après avoir culminé à 8 %, voire 10 %. Le RN semble subir une fuite vers Reconquête.
Knafo incarne aujourd’hui la seule dynamique forte à droite. Si elle confirme au-dessus de 10 %, elle sera en capacité de se maintenir au second tour. Et dès lors, l’équation politique change.
La gauche radicale en recul
Sophia Chikirou, créditée de 15 % en décembre, tombe à 11 %. La chute est nette. La barre des 10 % devient un enjeu stratégique. Si elle la franchit, elle pèsera. Si elle passe en dessous, elle disparaît du jeu final.
L’espace à gauche se fragmente, pendant que le socle socialiste résiste.
Vers une recomposition du second tour ?
À ce stade, le scénario le plus probable reste un affrontement Grégoire–Dati. Mais la dynamique n’est pas figée.
Rachida Dati progresse, mais l’écart reste significatif. Pour inverser totalement la tendance, il lui faudrait engranger près de 10 points supplémentaires en trois semaines — un rythme rarement observé dans la dernière ligne droite d’une municipale parisienne.
La véritable inconnue se situe ailleurs : dans le poids que pourrait prendre Sarah Knafo. Si elle confirme sa percée, elle deviendra un acteur incontournable du second tour. Et cela compliquera considérablement la stratégie de Rachida Dati.
Car à droite, l’enjeu n’est plus seulement de battre la gauche. Il est désormais de savoir qui incarne réellement l’alternative.
La campagne parisienne entre dans sa phase décisive. Les rapports de force se figent rarement avant la dernière semaine. Et dans une capitale habituée aux surprises politiques, rien n’est encore écrit.
JForum.Fr
Similaire
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

