Redresser une « capitale en déclin »: Sarah Knafo se lance dans la course à la mairie de Paris
La députée européenne Reconquête Sarah Knafo s’est lancée mercredi dans la course à la mairie de Paris pour « redresser » une capitale en « déclin », et exclut de se présenter à la présidentielle de 2027.
« Aujourd’hui je suis une Parisienne et je vois la ville que j’aime décliner. Personne ne sera aussi déterminée que moi pour mettre fin à la gabegie » dans la capitale, a déclaré Sarah Knafo sur TF1, qui devient la sixième candidate aux municipales des 15 et 22 mars à Paris.
« Je vois les femmes avoir peur dans la rue, je vois la dette qui explose, je vois les impôts qui augmentent, une ville sale, insalubre », a énuméré Sarah Knafo, qui promet « un plan d’économies de près de 10 milliards d’euros pour pouvoir enfin baisser les impôts des Parisiens » et « diviser par deux la taxe foncière ».
L’eurodéputée, seule élue nationale de son parti, a dit par ailleurs souhaiter « au moins deux référendums par an » si elle était élue.

Mercredi soir, Sarah Knafo s’est dite « prête à travailler » avec Rachida Dati si elle remportait la mairie, comme avec « tous ceux qui partageront mon projet ».
« J’espère que les Parisiens me feront confiance à moi parce que je pense vraiment avoir le meilleur programme pour Paris. Ce sera le programme le plus transparent, chiffré, rigoureux, comme j’ai appris à le faire », a promis l’énarque, passée par la Cour des comptes.
« Mais si les Parisiens choisissaient quelqu’un d’autre, je serai tout à fait constructive pour faire gagner les idées qui sont les miennes », a-t-elle conclu.
La députée européenne de Reconquête, compagne d’Éric Zemmour, laissait entendre depuis quelques mois qu’elle envisageait d’être tête de liste dans la capitale. Une élection vue comme un tremplin vers d’autres ambitions.
Sarah Knafo ne pouvait pas attendre quelques jours de plus. La députée européenne de Reconquête, compagne d’Éric Zemmour, avec qui elle a deux enfants, a annoncé au journal de 20H de TF1 qu’elle sera candidate et tête de liste de son parti aux prochaines élections municipales à Paris, qui auront lieu en mars prochain. Pour la première fois, la stratège nationaliste, qui est sortie de l’ombre à la faveur du scrutin européen de 2024, sera en première ligne dans une élection.
«J’y vais pour gagner», dit Sarah Knafo, 32 ans, énarque à qui veut l’entendre à propos de ce scrutin municipal qui sera sous le feu des projecteurs des médias nationaux. Elle se confrontera à Emmanuel Grégoire, qui prétend prendre la suite d’Anne Hidalgo, la maire socialiste sortante. Mais aussi la ministre de la Culture Rachida Dati, candidate soutenue par Les Républicains, et une partie de la macronie parisienne, ou encore Sophia Chikirou, députée insoumise, proche de Jean-Luc Mélenchon. Elle affrontera aussi le candidat investi par le Rassemblement national (RN). Pour l’élue Reconquête, c’est un plongeon dans le grand bain de la politique.
Cela faisait plusieurs semaines que Sarah Knafo trépignait. Les longs débats sur le budget, et l’incertitude politique quant à une éventuelle censure du gouvernement, l’avaient forcée à devoir patienter pour annoncer sa candidature. La députée européenne avait même dans sa tête un scénario où elle renonçait à sa candidature, si jamais le gouvernement de Sébastien Lecornu tombait. «En cas de censure, cela écraserait les élections municipales, et cela avantagerait les candidats bien installés», analysait un de ses proches. Aujourd’hui, elle estime que la route est dégagée et qu’elle aura assez de temps pour se faire connaître auprès des Parisiens.
Un tremplin national
L’objectif de Sarah Knafo à Paris est triple. Elle veut passer la barre des 10% pour être au second tour, ce qui serait une victoire pour Reconquête, qui essuie des déboires électoraux depuis la présidentielle de 2022. Ensuite, elle imagine pouvoir faire un meilleur score que le RN à Paris. «Mariani n’a pas l’air d’être très engagé dans cette élection, qui n’est déjà pas sociologiquement favorable au RN», notait un de ses amis. Enfin, la députée européenne Reconquête estime que cette élection est un terrain parfait pour placer son parti à droite. «Son programme sera radical, mais de droite», souligne un de ses proches.
Il ne faut pas en douter : ce scrutin parisien est vu comme un tremplin national pour Sarah Knafo. Pour l’élue Reconquête, le résultat de cette élection jouera aussi sur l’hypothétique primaire de la droite que plusieurs ténors LR, mais aussi elle-même, réclament. Un stratège du RN, proche de Marine Le Pen, a vu le danger : «Il y a un risque Sarah Knafo à Paris. Que se passera-t-il si elle fait un meilleur score que nous ? Zemmour et Knafo seront dans une meilleure position qu’ils ne le sont aujourd’hui en vue de la prochaine présidentielle». Un bon score à Paris pourrait permettre de relancer Reconquête dans la course. Un mauvais score pourrait au contraire réduire à néant certaines ambitions. C’est ce qu’a dit Éric Zemmour à Sarah Knafo, filant la métaphore footballistique : «On ne marque des buts qu’en jouant».
JForum.Fr & le Figaro
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Je voterais pour elle si j’ etais parisien, mais Paris est à gauche, souvent lfiste. Le pire est à redouter