L’agence Reuters a rapporté hier soir (lundi) que les dirigeants iraniens craignent une attaque américaine susceptible de déstabiliser le régime des ayatollahs et de déclencher une vaste insurrection intérieure.
Selon ces informations, des hauts responsables iraniens auraient averti lors de discussions à huis clos le Guide suprême Ali Khamenei que la répression des manifestations du mois dernier a attisé une colère publique intense. Ils estiment que la peur du régime ne dissuade plus les citoyens de descendre dans la rue et qu’une frappe américaine pourrait accélérer l’effritement de l’emprise du régime sur le pouvoir.
L’agence de presse Tasnim, proche du régime iranien, a annoncé plus tôt dans la journée que des pourparlers directs entre l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi devraient débuter prochainement. Selon l’agence Fars, le président iranien Massoud Pezeshkian a confirmé que ces discussions se tiendront en Turquie vendredi et porteront sur un accord concernant le dossier nucléaire.
Reuters indique par ailleurs que des représentants du Qatar, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte, des Émirats arabes unis et d’autres pays devraient participer à cette rencontre politique.
Alors que l’attention se porte sur les installations nucléaires iraniennes et l’« armada » américaine au Moyen-Orient, Téhéran comprend que la menace la plus dangereuse pour le régime concerne la stabilité des Gardiens de la Révolution et des forces du régime elles-mêmes.
Selon les estimations, les contacts pourraient se diviser en deux canaux. Le premier porterait sur la question nucléaire, seul sujet sur lequel Téhéran est prêt à négocier concrètement. Le second inclurait des exigences américaines plus larges comme le gel du programme de missiles et l’arrêt des activités terroristes dans la région.
Les responsables iraniens considèrent ce second volet comme une ligne rouge. Pour eux, un accord global incluant toutes les demandes serait perçu comme une humiliation et un risque politique. D’où des voix de plus en plus nombreuses favorables à une solution partielle et rapide, même au prix de concessions significatives dans le domaine nucléaire.
Pour Téhéran, les pourparlers d’Istanbul ne sont pas un énième cycle de négociations techniques. Il s’agit d’une tentative de gagner du temps, de désamorcer les tensions et d’éviter un scénario où une pression militaire rencontrerait une société intérieure qui n’est plus disposée à se taire.
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