Le rav Chaoul Alter s’est rendu auprès du rav Yits’hak Bitton, qui a perdu trois de ses enfants dans l’impact d’un missile : « Une épreuve comparable à celle de notre père Avraham ».
Emess – Nati Kalish
Le leader de la communauté « Pené Mena’hem », anciennement lié à la ‘Hassidouth Gour, le rav Chaouk Alter, s’est rendu hier soir pour consoler le rav Yits’hak Bitton, qui observe la Chiva (période de deuil) pour trois de ses enfants tués par l’impact d’un missile iranien à Beth Shemesh. Il l’a fortifié et encouragé par des paroles de foi (Emouna) et de confiance en D’.
Le rav Alter a déclaré au père endeuillé, le rav Yits’hak Biton — qui siège comme juge au tribunal rabbinique « Keter Tora » — que c’est comme si le Saint, béni soit-Il, S’était révélé à lui pour demander ces sacrifices : « Si D’ s’était révélé à toi Lui-même en te disant : « Je veux trois enfants », je suis certain que tu les aurais donnés ; c’est le propre de chaque âme juive face à une révélation divine. Puisqu’Il les a pris, Il veut que cela soit accepté avec amour. C’est la même chose, c’est la même épreuve, la même difficulté. Et tout cela provient de la force de notre père Avraham. »
Le père endeuillé, rav Yits’hak, a réagi en disant : « C’est ce que j’ai répondu quand on m’a posé la question. Vous avez dit qu’Avraham n’en a ligoté qu’un seul [Yits’hak] alors que moi j’en ai « ligoté » trois, mais ce n’est pas ainsi que je vois les choses. J’ai dit que sans Avraham, qui a surmonté dix épreuves dont celle de la ligature (‘Akéda), je n’aurais pas eu la force de tenir bon devant cette épreuve-ci. C’est seulement grâce à lui que j’ai cette force. C’est comme un train et des rails : le train ne peut circuler sans rails. Avraham est le rail du train. »
Le rav Alter a renchéri : « On parle aujourd’hui de tests ADN. En nous, dans notre sang, il y a l’ADN d’Avraham : se sacrifier ou accepter Sa volonté avec amour, c’est la même chose. La grandeur d’Avraham n’était pas seulement de donner, mais de consentir à accepter la volonté de D’. Si telle est Sa volonté, alors qu’il en soit ainsi. »
À ce stade, le roch Yechiva s’est tourné vers le père : « Nous, nous pouvons parler, mais c’est vous que D’ éprouve par cette chose. C’est une épreuve immense. »
Le père a raconté en larmes comment ils ont retrouvé son fils intact : « La synagogue a été totalement détruite. On m’a dit qu’ils l’avaient trouvé entier. Il n’avait aucune blessure, aucune contusion, il a probablement été tué par le souffle de l’explosion. Il était entier, sans aucune infirmité et sans aucune atteinte physique. »
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