L’opération « Cha’agath Arié » marque un tournant dans la doctrine de combat : un rythme d’attaques sans précédent en Iran, une supériorité aérienne totale et une destruction systématique de l’industrie balistique iranienne. Résultat : l’Iran a perdu sa capacité de production de missiles balistiques ; l’impact est profond et majeur.
JDN – Israel Zeev Lowenthal
En moins de trois semaines, l’armée de l’air israélienne a opéré à un rythme qu’une nation normale déploie sur une année entière. Derrière les chiffres exceptionnels de l’opération « Rugissement du lion » se cache un changement structurel de la méthode de combat et du rapport de force face à l’Iran.
Évolution de la doctrine : De « Peuple comme un lion » à « Rugissement du lion »
Beaucoup s’interrogent sur la différence entre l’opération précédente, « Peuple de Lion » (Am KeLavi), et l’offensive actuelle. Selon des sources militaires, Israël s’était lancé dans « Peuple de Lion » avec une image incomplète de la situation. L’urgence de stopper la percée nucléaire iranienne avait poussé l’échelon politique à faire décoller les chasseurs immédiatement pour frapper les sites nucléaires.
Bien que ces frappes chirurgicales aient causé des retards critiques au programme nucléaire — avec l’appui final des États-Unis et leurs bombardiers B-2 lors de l’opération « Midnight Hammer » — Israël a réalisé que l’Iran n’avait aucune intention de s’arrêter. Téhéran avait commencé à creuser sous les montagnes pour enterrer ses installations à des centaines de mètres de profondeur, hors de portée des bombes conventionnelles.
Contrairement à l’improvisation relative du passé, l’armée de l’air suit aujourd’hui un plan rigoureusement planifié. La plupart des cibles actuelles sont de nouveaux objectifs identifiés et « validés » après la fin de la mission précédente.
La stratégie des « Trains de Métro »
L’une des caractéristiques de cette opération est l’utilisation de vagues d’attaques appelées « Trains de Métro » : une succession synchronisée de raids impliquant de nombreux appareils, permettant de frapper simultanément plusieurs zones à des distances variées.
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Frappe continue dans la profondeur du territoire iranien.
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Synchronisation des différents efforts de guerre.
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Neutralisation en temps réel des lanceurs et des agents sur le terrain.
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Note opérationnelle : Environ 20 % des sorties changent de cible après le décollage, en fonction des renseignements actualisés en plein vol.
Une domination aérienne totale
Alors que « Peuple comme un lion » se concentrait sur trois secteurs, « Rugissement du Lion » impose une supériorité aérienne sur l’ensemble du territoire iranien. Un haut responsable de l’armée de l’air révèle : « En 18 jours, nous avons volé l’équivalent d’une année entière. Nous avons largué plus de 12 000 munitions et effectué plus de 8 500 frappes à travers toute l’Iran. » À ce jour, plus de 90 % des menaces dirigées vers Israël ont été interceptées.
L’effondrement de l’industrie balistique et des Gardiens de la Révolution
Pour priver l’Iran de toute capacité de reconstruction, l’armée de l’air a décidé de viser chaque composant de la chaîne de production des missiles balistiques. Plus de 1 200 munitions ont été larguées sur les usines militaires iraniennes.
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Capacité de production neutralisée : Selon les estimations, la capacité de l’Iran à fabriquer de nouveaux missiles est désormais quasi nulle.
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Désorganisation des Gardiens de la Révolution : Les rapports indiquent de graves difficultés fonctionnelles, une absence de coordination et une chute brutale du moral, allant jusqu’à des cas de refus d’obéissance.
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Défense antiaérienne : Environ 85 % des systèmes de défense aérienne iraniens (radars, batteries de missiles) ont été détruits.
L’opération « Rugissement du Lion » en chiffres (18 premiers jours) :
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+ 12 000 munitions larguées.
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8 500 frappes.
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5 700 sorties de combat.
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540 raids sur le centre et l’ouest de l’Iran.
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3 600 munitions larguées sur Téhéran uniquement.
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85 % de la défense aérienne iranienne détruite.
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40 hauts responsables éliminés en 40 secondes lors de la frappe d’ouverture.
Cibles frappées par les forces américaines (en soutien) :
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Centres de commandement et de contrôle.
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Quartiers généraux et sites de renseignement des Gardiens de la Révolution.
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Sites de missiles balistiques et installations navales (navires et sous-marins).
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Bunkers de stockage et infrastructures de production de drones.
Conclusion : Il ne s’agit plus d’une opération ponctuelle, mais d’une campagne de fond visant à changer les règles du jeu de façon permanente en privant l’Iran de ses capacités de récupération stratégique.
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