Une semaine après le second tour des municipales et sa réélection comme maire du Havre, la Macronie poursuit la mise en orbite d’Édouard Philippe pour la présidentielle. Le candidat est assez bien apprécié en Israël.
En 2023 sur BFM: « Interrogé sur la guerre sanglante entre Israël et le Hamas, les nombreux morts civils qui en découlent dans la bande de Gaza et la proportionnalité de la réponse de Tsahal, Edouard Philippe a pris le contre-pied d’Emmanuel Macron, qui a exhorté ce week-end l’État hébreu à envisager un cessez-le-feu : « C’est un acte de guerre qui a été lancé par le Hamas. Israël est en guerre, et dans la guerre il y a des morts. Israël a le droit d’exister et de se défendre. »
OFFENSIVE PHILIPPE.
« L’offensive est multiple pour booster un candidat dont la cote présidentielle ne cesse de s’affaisser depuis deux ans mais que les médias maintream présentent comme incontournable. Et ce week-end, nous avons droit à un sondage flatteur, une tribune signée par la Macronie encore présentable et l’annonce d’un grand meeting de lancement, fin avril.
Philippe seul vainqueur contre Bardella ? Dans la marge d’erreur
C’est l’information qui doit tomber ce dimanche matin dans les oreilles de tous les Français : Philippe serait le seul capable de l’emporter face à Jordan Bardella au second tour de la présidentielle. L’homme providentiel, quoi… Alors que depuis des mois, l’ancien Premier ministre de la Macronie triomphante ne cesse de s’effondrer dans les sondages, sa réélection au Havre (face à un communiste, ce qui relativise l’exploit) aurait stoppé la chute. Dans une enquête réalisée pour BFM TV et La Tribune du dimanche, qui a testé six configurations de premier tour différentes, Édouard Philippe recueillerait entre 20,5 et 25,5 % des intentions de vote au premier tour et l’emporterait, ensuite, face à Jordan Bardella (de peu : 51,5 %, contre 48,5 %) ou Marine Le Pen (53 %, contre 47 %). Un score serré, dans la marge d’erreur, indiquée « entre 1,4 et 3,1 points ». Et pour parvenir à ce score, Philippe aurait besoin d’une situation bien particulière : gauche très très éparpillée (il faudrait que Tondelier et Roussel se dévouent…), absence de Retailleau ou d’un candidat LR. Un Bruno Retailleau qui vient de déclarer : « Un candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République »…
Beaucoup d’incertitudes, donc. Néanmoins, ce sondage confirme les enquêtes précédentes : un Jordan Bardella très haut (35 à 38,5 %), un cran au-dessus de Marine Le Pen (31,5 % à 34 %), une gauche Mélenchon-Glucksmann à 10-10, Retailleau à 8 et un Mélenchon qui serait écrasé par Bardella à 70/30. Le niveau très haut de Bardella est peut-être, toujours, l’enseignement de ce sondage, même si ce n’est plus un scoop.
La tribune de La Tribune : les chapeaux à plumes de la Macronie
Mais La Tribune ne se contente pas d’un seul booster : le sondage est accompagné d’une tribune de personnalités « de la droite et du centre ». Traduisez : macronistes. 90 ministres et parlementaires. Dans le détail : 9 ministres, 40 parlementaires Renaissance (35 députés, 5 sénateurs), 21 parlementaires LR (15 députés, 6 sénateurs), 7 députés Horizons, 5 députés MoDem, 5 sénateurs UDI et 3 députés LIOT. Un nouveau signe de l’éclatement LR. »
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