Quand les tyrans implorent le dialogue

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Quand les tyrans implorent le dialogue : le danger de renforcer une fois de plus l’usine à meurtres iranienne, véritable machine à broyer les âmes.

par Majid Rafizadeh

L’appel du régime iranien est clairement une tentative désespérée de se maintenir au pouvoir afin que les mollahs puissent continuer à torturer, massacrer et mutiler leurs citoyens.

Dès que le régime iranien se sent affaibli, il se lance dans des « négociations ». Dans l’islam chiite, on enseigne que si l’« islam » est menacé, il faut pratiquer la dissimulation (taqiyya). Pour les mollahs iraniens, les « pourparlers » ont toujours été une tactique pour gagner du temps, réduire la pression et renforcer leur position.

À l’arrivée au pouvoir du président Barack Obama, Téhéran s’est rapidement tourné vers les négociations. Il en a résulté un accord illusoire qui a sauvé les mollahs au moment où ils étaient le plus vulnérables. Cet accord leur offrait non seulement un répit, mais aussi plus de 150 milliards de dollars et, après quelques années – qui auraient de toute façon pris fin le 18 octobre 2025 – autant d’armes nucléaires que le régime aurait pu légitimement en produire. Ce répit a non seulement permis au régime iranien de se renforcer, mais a également contribué au financement de l’ensemble de son industrie de guerre, y compris son programme d’armement nucléaire.

Des années de répression, de corruption, de mauvaise gestion économique et de brutalité ont engendré une population qui s’est soulevée à maintes reprises contre l’élite dirigeante, tandis que les États-Unis et d’autres prétendus défenseurs de la liberté, comme l’ONU, ont pieux détourné le regard. Le contrat social entre l’État iranien et ses citoyens ne repose désormais que sur la brutalité, la terreur et la peur.

Le principe de « responsabilité de protéger » vise précisément à remédier aux situations où un régime brutalise sa propre population. Pourtant, les Nations Unies l’ignorent systématiquement lorsqu’il s’agit de l’Iran. Le deux poids, deux mesures est flagrant : on exige des comptes ailleurs – souvent à tort, dans un climat d’injustice sidérant – mais on les repousse indéfiniment lorsqu’il s’agit de l’Iran. Il est grand temps que l’administration Trump, par respect pour les contribuables américains, réduise drastiquement le financement de cette bande de narcissiques corrompus.

La pression économique et militaire constante exercée par Trump sur l’Iran a, pour la première fois, contraint le régime iranien à la défensive. Laisser passer une telle occasion serait une erreur historique.

Tout accord proposé à ce stade, aussi bien intentionné soit-il, ne servirait que les intérêts du régime iranien, et non ceux des États-Unis ou du monde. Même une légitimité partielle renforcerait un système fondé sur la barbarie et la terreur. Si l’administration américaine s’imagine que l’Iran respectera tout accord signé avec des infidèles, elle pourrait bien ne plus mériter de diriger le monde libre.

Si les menaces militaires véhémentes du président Donald Trump sont perçues par ses adversaires comme un simple bluff, la sécurité nationale américaine est en jeu… La dissuasion n’est efficace que si elle est crue.

Il y a aussi une dimension morale. Négocier avec ce régime à ce moment précis reviendrait à dire au peuple iranien que ses souffrances, ses protestations, son emprisonnement et ses dizaines de milliers de morts peuvent être balayés d’un revers de main au nom de l’opportunisme diplomatique.

Le régime iranien se maintient depuis près de 50 ans grâce au mensonge et à la tromperie, conformément aux préceptes de la taqiyya, afin d’obtenir des concessions. Il est parvenu jusqu’à présent à duper huit administrations américaines et la communauté internationale, et tentera sans aucun doute de réitérer cette manœuvre. Toute concession faite à ce régime se traduira par la répression, l’instabilité et la terreur.

Laisser passer cette occasion serait une catastrophe stratégique et morale. La voie à suivre n’est pas la « négociation », mais le refus de donner du pouvoir au mal dans ce qu’il a de pire.

Majid Rafizadeh, docteur en sciences politiques et analyste diplômé de Harvard, est membre du comité de rédaction de la Harvard International Review.

JForum.fr avec gatestoneinstitute.org

Sur la photo : le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, fait une déclaration le 30 janvier 2026 à Istanbul, en Turquie. (Photo : Burak Kara/Getty Images)

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