Les députés vont examiner une proposition de loi sur l’antisémitisme dans deux semaines. La proposition de loi, portée par la députée Caroline Yadan, entend répondre à « l’explosion des actes antisémites ».
Le texte de Caroline Yadan est inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée les 16 et 17 avril. Il entend répondre à « l’explosion des actes antisémites » et à leurs « formes renouvelées » depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 .
Il élargit le délit d’apologie du terrorisme et crée un délit d’appel à la destruction d’un État.
Mathilde Panot, cheffe des députés insoumis, est très opposée au texte sur l’antisémitisme, car ils estiment qu’il contribuerait à museler les critiques à l’encontre du pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Si la loi Yadan est adoptée, elle n’empêchera toute critique de la politique d’Israël. Ses quatre articles sont clairs. L’un renforce les sanctions contre l’apologie du terrorisme, ainsi que contre ceux qui le minorent ou le considèrent comme une « légitime résistance ».
Le deuxième crée un nouveau délit qui réprime ceux qui prônent la destruction ou la négation d’un État.
Un autre permet aux associations antiracistes d’engager plus facilement des poursuites. Et le dernier étend le délit de contestation de la Shoah.
Rien n’interdit donc de critiquer la politique du gouvernement israélien ou de défendre la création d’un État palestinien dans ce texte signé par 90 députés du centre et de la droite, comme les ex-Premiers ministres Gabriel Attal et Michel Barnier, mais aussi quelques socialistes, comme l’ancien président François Hollande ou le député Jérôme Guedj.
Les insoumis revendiquent leur « antisionisme ». Or, les partisans de cette proposition de loi considèrent que ce terme est devenu le masque de l’antisémitisme. Ils rappellent que le groupe LFI à l’Assemblée avait qualifié le massacre de 1 200 personnes, le 7 octobre 2023, d’« offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas », et non d’attaque « terroriste ».
Depuis, l’antisémitisme a explosé en France pour atteindre un niveau historiquement élevé avec pas moins de 1 320 actes antisémites recensés 2025 par le ministère de l’Intérieur, soit 53% de l’ensemble des actes racistes et antireligieux, alors que les Juifs représentent moins de 1% de la population vivant en France.
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