Des mesures concrètes mais limitées. Face à l’envolée des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient et à la grogne nationale, le gouvernement a dévoilé, ce vendredi soir, des mesures ciblées pour certains secteurs économiques : routiers, pêcheurs et agriculteurs.
Un plan de soutien qui devrait coûter quelque 70 millions d’euros et financé par des « annulations de crédit » équivalentes dans les ministères concernés, pour ne pas grever des finances publiques déjà détériorées.
50 millions d’euros pour les routiers
Le secteur du transport routier, de marchandises ou de voyageurs, sera le mieux servi, avec une aide de quelque 50 millions d’euros dès le mois prochain. La mesure cible les très petites, petites et moyennes entreprises qui pourront justifier « de difficultés de trésorerie majeures liées à la crise ».
L’aide est équivalente à une aide forfaitaire de 20 centimes par litre pour les entreprises concernées, qui pourront s’adresser à un guichet mis en place pour l’occasion.
14 millions d’euros pour les agriculteurs
Pour les agriculteurs, le gouvernement a annoncé une exonération du droit d’accise sur le gazole non routier (GNR) utilisé dans les tracteurs, pour un coût estimé à 14 millions d’euros. Ils bénéficieront ainsi d’une baisse équivalente à 4 centimes par litre sur ce carburant qui bénéficie déjà d’une fiscalité avantageuse.
Cette aide sera complétée par une demande de suspension immédiate du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les engrais, dont la France et l’Europe sont de grandes importatrices. Ou à défaut d’une compensation.
Des remboursements pour les pêcheurs
Les pêcheurs, pour certains déjà contraints de rester à quai, seront, pour leur part, aidés à hauteur de 5 millions d’euros. Le soutien, d’un montant équivalent à 20 centimes par litre, « prendra la forme d’un remboursement sur les factures de carburant des navires de pêche ». Le gazole destiné à la pêche est déjà exempt de taxe, ce qui rendait impossible d’utiliser le levier fiscal, a précisé le gouvernement.
La France devra informer la Commission européenne de sa volonté de mettre en place ce dispositif « d’aides directes », qui devra ensuite le valider « au plus vite », ce qui pourrait permettre d’éventuelles remises à la pompe.
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