Pourquoi l’Iran a toujours constitué une menace pour les États-Unis

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Pourquoi l’Iran a toujours constitué une menace pour les États-Unis

par Ahmed Charai

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a fait preuve d’autorité, de sérieux et d’une grande clarté stratégique. Il s’est exprimé comme un homme qui conçoit le renseignement non pas comme une simple collecte d’informations, mais comme le moteur de la politique étrangère.

Il a réaffirmé les raisons qui ont poussé l’administration à frapper l’Iran, déclarant que ce pays représentait une « menace constante pour les États-Unis depuis longtemps, et une menace immédiate à l’heure actuelle ». Tulsi Gabbard, en revanche, semblait moins à l’aise dans un rôle qui exige constance, clarté et discipline.

Depuis des années, Téhéran construit et développe un arsenal de missiles balistiques et de drones, tout en cultivant un réseau de coercition qui menace non seulement Israël, mais aussi des États du Golfe comme les Émirats arabes unis et Bahreïn – des pays qui ont choisi la paix, la modernisation et le partenariat avec Israël et les États-Unis. Prétendre que l’Amérique n’a aucune obligation de se tenir aux côtés de ces partenaires face à un régime fondé sur l’intimidation, le chantage et l’expansionnisme idéologique constituerait une abdication choquante.

Les régimes de ce genre [Iran] ne deviennent pas moins dangereux parce que les démocraties se lassent de les combattre. Au contraire, à Téhéran, cette lassitude démocratique est interprétée comme une autorisation.

Les accords d’Abraham offrent ici une approche stratégique. Ils ont démontré que le Moyen-Orient n’est pas condamné à s’organiser autour de griefs permanents, mais peut se réorganiser autour du commerce, de la technologie, de la coopération en matière de sécurité et de la reconnaissance mutuelle. Jared Kushner mérite d’être salué pour le rôle qu’il a joué dans l’élaboration de ces accords et pour son action ultérieure visant à en consolider les promesses.

Leur leçon la plus profonde n’était pas simplement que d’anciens ennemis peuvent signer des documents. C’était que l’avenir peut se construire autour de motivations plus puissantes que la haine.

Au final, le choix n’a jamais été entre la guerre et une paix parfaite. Il s’agissait de choisir entre affronter un régime qui, depuis des décennies, armait des supplétifs, resserrait son étau autour d’Israël, terrorisait les partenaires arabes des États-Unis et étendait son influence jusqu’aux voies maritimes les plus sensibles du monde, ou attendre que cette architecture d’agression devienne encore plus difficile, plus sanglante et plus coûteuse à démanteler.

L’histoire est rarement clémente envers les puissances qui confondent retard et prudence. Si ce moment doit avoir une signification, il doit aller au-delà du simple fait d’avoir freiné l’avancée de Téhéran. Il doit marquer l’aube d’un nouvel horizon régional : un horizon où Israël pourra vivre en sécurité, où les États arabes pourront consolider leur stabilité et leur prospérité, et où le peuple iranien pourra enfin reconquérir un avenir qui lui a été volé par un régime qui a fait du chaos régional sa grande stratégie.

Ahmed Charai est l’éditeur du Jerusalem Strategic Tribune et siège aux conseils d’administration de l’Atlantic Council

JForum.fr avec www.gatestoneinstitute.org
Sur la photo : un missile balistique Fattah est présenté lors d’un défilé militaire à Téhéran, le 22 septembre 2023. (Photo AFP via Getty Images)

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