Pas d’intervention, pas d’arrestations : la police se retire des opérations de recherche des réfractaires ‘harédim

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La police a informé Tsahal qu’elle ne participera pas aux opérations d’arrestation des déserteurs et réfractaires au service militaire parmi les ‘Harédim. | Conséquence : la police militaire reste impuissante face à la répression et aucune sanction pénale n’est appliquée, contrairement aux directives de la Haute Cour.

Ma’ariv – Avichai Hever

La police militaire a informé Tsahal qu’elle ne fournira pas d’assistance opérationnelle aux opérations de recherche et d’arrestation des déserteurs et réfractaires au service militaire parmi les ‘Harédim. La décision, prise au niveau du commandement de la Division des opérations de police, empêche de fait toute répression pénale, la police militaire n’étant pas disposée à procéder à des arrestations de ce type sans l’appui des forces de police civiles.

Selon des sources proches des discussions, cette décision a été communiquée à Tsahal lors d’une récente réunion concernant les recours pendants devant la Haute Cour de justice au sujet du recrutement de ‘Harédim. La police a justifié cette mesure par une grave pénurie d’effectifs, ainsi que par la crainte de manifestations et d’émeutes qui nécessiteraient de détourner des forces d’autres missions, notamment la lutte contre la criminalité.

Cette décision a suscité de vives critiques au sein des forces de l’ordre. Des sources bien informées ont affirmé qu’il s’agissait d’une tentative délibérée d’éluder l’application de la loi et ont même qualifié le comportement de la police de compromissant l’application concrète de la loi.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité d’une directive émise en octobre dernier par le commissaire de police Danny Levy. Conformément à la directive, la police n’est pas tenue d’arrêter les déserteurs ultra-orthodoxes appréhendés au hasard, mais doit se contenter de leur remettre une convocation à se présenter à la police militaire et de les relâcher – par crainte de manifestations et d’affrontements de grande ampleur dans les rues des ‘Harédim.

Cette mesure fait suite à une injonction de la Cour suprême exigeant du gouvernement l’élaboration, sous 45 jours, d’un plan d’application efficace du recrutement des ‘Harédim, incluant des sanctions. Le gouvernement n’ayant pas respecté ce délai, son comportement a suscité de vives critiques de la part de la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, qui a mis en garde contre toute dénaturation des critiques judiciaires à l’égard des actions gouvernementales.

La police a répondu que, conformément aux procédures, les déserteurs et les réfractaires sont déférés aux autorités militaires pour un traitement complémentaire, et que les demandes d’assistance policière sont examinées au cas par cas, en fonction des impératifs opérationnels.

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