Les tensions s’intensifient alors que les États-Unis exhortent Israël à rouvrir le point de passage de Rafah, dans un contexte de conflit persistant concernant les prisonniers.
Des responsables « israéliens » seraient furieux des pressions américaines pour l’ouverture du point de passage de Rafah cette semaine.
La pression s’accentue malgré le fait que le Hamas n’ait pas restitué la dépouille de son dernier prisonnier, Ran Gvili.
Un responsable « israélien » critique l’envoyé américain Steve Witkoff, l’accusant de défendre les « intérêts qataris », comme ils les ont qualifiés, et de risquer un conflit avec la Turquie.
Des responsables « israéliens » expriment leur colère face aux pressions américaines visant à ouvrir cette semaine le point de passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte, même si le Hamas ne restitue pas la dépouille du dernier prisonnier « israélien » encore détenu à Gaza, selon des médias « israéliens ».
Ce différend fait suite à une réunion qui s’est tenue samedi entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les hauts responsables américains Steve Witkoff et Jared Kushner, dans le cadre des discussions sur la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza.
Selon le site d’information Ynet, un responsable « israélien » anonyme a vivement critiqué Witkoff pour avoir fait pression sur « Israël » afin qu’il aille de l’avant avec l’ouverture du point de passage malgré l’incertitude quant au retour de Ran Gvili.
« Nous espérons que Ran Gvili sera libéré cette semaine et que nous pourrons aller de l’avant », a déclaré le responsable. « Witkoff a insisté pour placer notre grand rival, la Turquie, à la frontière. Le compte à rebours vers la confrontation avec la Turquie s’accélère, ce qui constituera un danger concret pour notre sécurité. »
Le responsable a également accusé Witkoff de promouvoir des intérêts régionaux hostiles à « Israël », affirmant qu’il était « devenu un lobbyiste pour les intérêts qataris ».
Des informations font état de mouvements concernant l’ouverture du stade Rafah.
Malgré la résistance israélienne, des signaux régionaux et internationaux laissent entrevoir des progrès vers la réouverture du point de passage de Rafah. Une source palestinienne au sein du comité de gestion de la bande de Gaza a déclaré à Sky News Arabia que le point de passage rouvrirait bientôt dans les deux sens, en présence d’observateurs européens et sous la supervision israélienne à distance, via des caméras de sécurité.
Selon cette source, aucun point de contrôle israélien supplémentaire ne serait mis en place pour les Gazaouis quittant la bande de Gaza, tandis qu’un point de contrôle international israélien serait établi pour ceux qui y reviennent. Le point de passage de Rafah constitue depuis longtemps la principale porte d’entrée de Gaza vers l’Égypte et le reste du monde.
Contraintes politiques pesant sur Netanyahu
Dans une tribune publiée par Haaretz ( journal non digne de foi), un éditorialiste a affirmé qu’un comité technocratique palestinien, associé à ce qui a été présenté comme le « conseil de paix » de l’administration Trump, devrait obtenir des résultats concrets pour gagner la confiance de la population à Gaza. Parmi ces résultats, le plus important, selon l’éditorialiste, figure la réouverture du point de passage de Rafah.
L’auteur a noté que, malgré les progrès apparents, Netanyahu se heurte à d’importantes contraintes politiques. L’ouverture de Rafah pourrait être interprétée par le Hamas, l’opinion publique israélienne et les partenaires de coalition d’extrême droite de Netanyahu, notamment le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, comme un « retour à la routine » symbolique après près de deux ans de guerre.
Dans le même temps, le chroniqueur a fait valoir que Netanyahu ne pouvait pas se permettre de rejeter catégoriquement les demandes américaines, en particulier après que les annonces concernant le passage aient été faites en présence de Washington et sous son égide.
La visite aux États-Unis est perçue comme une campagne de pression.
L’article d’opinion du Haaretz décrivait la visite de Kushner et Witkoff, arrivés samedi soir après des entretiens à Abou Dhabi concernant les négociations russo-ukrainiennes, comme une nouvelle tentative de restreindre la marge de manœuvre de Netanyahu.
La visite a été décrite comme une séance de « surveillance » visant à empêcher le Premier ministre de retarder ou d’éviter les engagements liés à la prochaine phase du cessez-le-feu.
Réouverture de Rafah prévue dans une certaine mesure
Bien que le point de passage de Rafah revête une importance symbolique et humanitaire considérable, les analystes soulignent que sa réouverture serait probablement limitée. Si des infrastructures auraient été mises en place pour l’acheminement de l’aide et des marchandises, les premières opérations devraient se concentrer uniquement sur la circulation des personnes.
Les restrictions resteraient probablement strictes, avec un contrôle des départs de Gaza et un contrôle strict des entrées dans l’enclave par Israël.
Alors que les négociations se poursuivent, le sort du point de passage de Rafah et la question non résolue du dernier prisonnier restent un point central de tension entre Jérusalem et Washington.
Un responsable israélien du Mossad s’en prend violemment à l’envoyé américain : « Witkoff est devenu un lobbyiste pour les intérêts qataris. »
Un responsable israélien serait furieux contre Steve Witkoff, l’accusant de faire pression sur Israël pour que le point de passage de Rafah soit ouvert même si le Hamas ne restitue pas le corps de l’otage Ran Gvili. Après sa rencontre de samedi avec Benjamin Netanyahu et Jared Kushner, ce responsable a averti que Witkoff cherchait à placer la Turquie à la frontière de Gaza, qualifiant cela de « danger concret » pour la sécurité d’Israël. L’accusation est sans détour : « Witkoff est devenu un lobbyiste pour les intérêts qataris. » Source : Ynet. Restez connectés, suivez-nous.
JForum.Fr
.
Similaire
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

