Un livre pour lancer sa campagne, et les hostilités des municipales 2026 à Paris. Le candidat Horizons à la Mairie de ParisPierre-Yves Bournazel publie ce jeudi « La bataille pour Paris » où il retrace son engagement « d’homme libre » et dresse un portrait du microcosme politique qui étrille notamment sa « meilleure ennemie » et concurrente de droite Rachida Dati.
« Je suis un homme libre et indépendant. Ma constance, c’est ma cohérence politique, ma fidélité à Paris. Depuis dix-huit ans je suis un élu d’opposition municipale qui n’a pas dévié de sa route », expose à l’AFP le conseiller de Paris et ancien député, soutenu par Renaissance.
Juppé et Delanoë en inspiration
Dans « La bataille pour Paris » (Plon), préfacé par Edouard Philippe dont il est proche, Pierre-Yves Bournazel se présente comme une « solution pour éviter un match du passé entre deux clans » : La majorité socialiste sortante d’Anne Hidalgo « à bout de souffle », et l’opposition de Rachida Dati mue par une « logique de revanche ».
L’élu du 18e arrondissement, 48 ans, dresse les portraits de plusieurs figures politiques. Celles qui l’ont inspiré, comme l’ex-Premier ministre Alain Juppé et l’ancien maire socialiste Bertrand Delanoë, ou dont il veut au contraire se démarquer comme Nicolas Sarkozy et surtout sa « meilleure ennemie » Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate à l’Hôtel de ville soutenue par LR et le MoDem.
« Le fiel et la menace, c’est ce qui constitue notre relation », écrit Pierre-Yves Bournazel qui fut son conseiller en communication quand elle était garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy. Il tacle « une personne en état d’ébriété narcissique » et sa relation « très compliquée avec les médias » qui lui rendait sa mission « singulièrement difficile ».
Difficile d’imaginer une alliance d’entre-deux tours
L’ancien député (2017-2022) affirme qu’aux législatives de 2022, la maire du 7e arrondissement et ses équipes « n’ont pas hésité à faire campagne contre moi et pour Aymeric Caron », le candidat de LFI, dans sa circonscription – qu’il a perdue. Interrogé par l’AFP sur ces affirmations, l’entourage de Rachida Dati n’a pas répondu.
Pierre-Yves Bournazel s’en prend aussi à la « politique pro-bagnoles » incarnée selon lui par sa concurrente, « concentrée sur sa guerre politique contre Anne Hidalgo », son « “punching-ball” préféré ». Et se montre plus tendre avec l’édile socialiste, évoquant notamment une « détestation parfois irrationnelle » à son encontre.
Ses critiques rendent peu probable un ralliement à Rachida Dati entre les deux tours des élections des 15 et 22 mars, où il jouera un rôle clé. Selon un récent sondage, le candidat Horizons est crédité de 14 % des intentions de vote au premier tour, derrière Rachida Dati (27 %) et la liste d’union de la gauche menée par Emmanuel Grégoire (32 %).
« Moi je suis sans ambiguïté avec les extrémismes politiques, quand les autres candidatures sont extrêmement floues, à gauche vis-à-vis de Sophia Chikirou (candidate de LFI, NDLR) et à droite vis-à-vis de Sarah Knafo », candidate non déclarée du parti d’Eric Zemmour Reconquête, a-t-il estimé auprès de l’AFP.
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