Nouvelles tensions dans la campagne des élections municipales à Marseille. Mardi, la permanence de Martine Vassal, candidate de l’union de la droite et du centre a été dégradée dans le 6e arrondissement de la cité phocéenne. Plusieurs tags menaçants ont été découverts sur la façade du local.
Sur X, la présidente de la métropole Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône a dénoncé la « violence » de ces propos, en partageant une photographie d’une inscription : « A mort Vassal ». « L’ultragauche, avec qui M. Payan s’affiche sans gêne, m’a mis une cible dans le dos », accuse-t-elle dans le même message. La candidate va déposer plainte dans la matinée, indique son équipe de campagne à 20 Minutes, qui précise avoir compté cinq ou six tags.
« Ça dénote d’une ambiance de campagne qui se dégrade, pointe Romain Simmarano, porte-parole de la campagne et numéro deux de la liste. Chacun doit se remettre en question ». Selon lui, ces menaces découlent de « l’instrumentalisation » de la polémique du débat entre les candidats à la mairie de Marseille, jeudi dernier.
Au cours de l’émission, Martine Vassal avait suscité la polémique en listant ses valeurs : « Le mérite, le travail, la famille, la patrie ». Une formule reprenant le triptyque du maréchal Pétain. Depuis, la controverse a atteint une échelle nationale. Mardi, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a même appelé à « revenir à la raison » plutôt que de dire « n’importe quoi ».
Benoît Payan condamne
« Quand on agite, en faisant beaucoup de cinéma, l’idée selon laquelle Martine Vassal pourrait avoir des idées pétainistes, on encourage l’ultragauche violente à commettre ce genre de dégradations », souligne Romain Simmarano. Et d’ajouter : « J’appelle chacun à reprendre ses esprits, à refuser la violence et à arrêter de donner le monde politique marseillais en spectacle ».
De son côté, le maire sortant Benoît Payan a dénoncé « avec la plus grande fermeté ce message intolérable » dans un texte publié sur les réseaux sociaux. « La violence, la menace et l’injure ne sont pas des méthodes politiques : elles n’auront jamais leur place à Marseille et salissent notre ville », déplore-t-il. Les tags ont été effacés dans la matinée.
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