Monsieur Trump, ne laissez pas le régime iranien en place!

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Monsieur le Président Trump, je vous en prie, ne laissez pas le régime iranien en place !

par Majid Rafizadeh

La Turquie, l’Irak, le Liban, la Chine et d’autres États offrent à l’Iran une situation géographique sûre, des capitaux, des marchés énergétiques, des failles financières, des refuges par procuration et une couverture diplomatique.

Le Liban en offre un exemple encore plus flagrant. Le Hezbollah fonctionne essentiellement comme une branche de l’Iran, contrôlant une grande partie du système politique libanais, ses ports , son armée, ses services de sécurité et ses points de passage frontaliers. La faiblesse du Liban a permis au régime iranien d’en faire sa principale base d’opérations avancée, située directement à la frontière israélienne. Le Hezbollah reçoit des financements, une formation et des armes de l’Iran et profite de la paralysie politique libanaise pour se maintenir au-dessus des lois. Si personne ne fait pression sur les élites et les institutions politiques libanaises pour qu’elles cessent de tolérer la domination du Hezbollah, l’Iran continuera d’y établir une présence militaire permanente. C’est pourquoi faire pression uniquement sur l’Iran ne suffit jamais ; ses alliés sont ancrés dans des États qui tolèrent leur présence.

En dehors du Moyen-Orient, la Chine joue un rôle crucial en achetant d’importantes quantités de pétrole iranien, malgré les sanctions et les tentatives de la communauté internationale d’imposer des restrictions. Ces achats fournissent à Téhéran les devises fortes nécessaires au financement du Hezbollah, du Hamas et d’autres milices supplétives au Moyen-Orient. Ses exportations de pétrole contribuent également à stabiliser l’économie iranienne et à éviter l’effondrement financier que les sanctions sont censées provoquer. En somme, la Chine insuffle une véritable oxygène financier à l’Iran au moment même où la communauté internationale s’efforce de l’asphyxier.

Le régime iranien bénéficie d’une « porte dérobée » qui lui permet de se maintenir en vie malgré une forte pression internationale. Une porte que l’Occident a laissée ouverte bien trop longtemps.

La solution du président Donald J. Trump semble être un « accord » que les voisins de l’Iran l’ont manifestement amené à accepter par ruse, afin de leur éviter d’avoir à vivre dans un Moyen-Orient véritablement démocratique et pacifique où leurs dictatures corrompues pourraient être mises au jour.

Pire encore, cet « accord » laisserait apparemment en place les mollahs barbares qui ont massacré plus de 36 000 de leurs propres citoyens, apparemment en une seule nuit : les 8 et 9 janvier.

Il faut offrir aux mollahs iraniens une porte de sortie pour qu’ils puissent prendre l’argent et s’enfuir, comme ce fut le cas pour le dictateur vénézuélien Nicolas Maduro.

Si des pays comme le Qatar, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan – tous des soutiens déclarés au terrorisme – ne souhaitent pas voir un Moyen-Orient libéré de ce fléau, tant pis pour eux. Car c’est seulement ainsi que non seulement le peuple iranien, mais toute la région, pourra progresser vers la stabilité et la sécurité, loin de leur emprise destructrice.

Majid Rafizadeh, docteur en sciences politiques et analyste diplômé de Harvard, est membre du comité de rédaction de la Harvard International Review. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la politique étrangère américaine.

JForum.fr avec gatestoneinstitute.org
Sur la photo : le président vénézuélien Nicolás Maduro rencontre le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, le 22 octobre 2016 à Téhéran. (Source : khamenei.ir)

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