Michel Boujenah, « leader du sionisme », le comédien pris pour cible en Tunisie
Par Victoria Buisson
Très apprécié sur les scènes françaises, Michel Boujenah a été victime d’une vive polémique en Tunisie, son pays natal.
À compter du 23 janvier 2026 et jusqu’au 8 mai prochain, Michel Boujenah montera sur scène avec une nouvelle pièce baptisée Toute la famille que j’aime. Une comédie, écrite par Sacha Judaszko et Fabrice Donnio dont la direction a été confiée à Anne Bouvier.
Dans cette création théâtrale, le comédien devrait prêter ses traits à Jean-Philippe, un fervent admirateur de Johnny Hallyday. Son personnage devrait se retrouver au cœur de tensions familiales liées à la question de la succession.
Persuadés qu’il souhaite les priver de leur héritage, ses deux enfants vont en effet entrer en action. Une histoire qui n’est pas sans rappeler la guerre d’héritage qui bouleverse le clan Hallyday depuis le décès de Johnny.
Michel Boujenah qualifié de « figure franco-tunisienne sioniste »
Si Michel Boujenah séduit aujourd’hui le public sur scène, le comédien de 73 ans a traversé des périodes plus difficiles ces dernières années. Ses prises de position et certains propos positifs envers Israël ont en effet déclenché une vive polémique en Tunisie, son pays de naissance.
Selon les informations de Nice-Matin, certains avaient d’ailleurs été jusqu’à le qualifier de « figure franco-tunisienne sioniste ».
Face à cette controverse, le parti politique Al Jouhoumri avait même réclamé l’annulation de ses spectacles.
Un soutien de taille pour l’artiste
Très attaché à son pays natal, Michel Boujenah avait pu compter sur le soutien de Mokhtar Rassa, le directeur du festival de Carthage. À l’époque, ce dernier avait tenu à rappeler que l’artiste n’était « ni un grand sioniste, ni un leader du sionisme », selon Nice-Matin.
De son côté, l’artiste s’était également exprimé sur la situation de la Tunisie. Il avait notamment appelé la communauté internationale à soutenir le pays.
Malgré ces tensions et les accusations du mouvement BDS (boycott désinvestissement sanctions), les représentations du comédien avaient été maintenues.
Un appel au boycott qui fait grand bruit
Pour rappel, Michel Boujenah n’est pas le seul artiste à avoir été confronté à des appels au boycott. L’année dernière, plusieurs associations regroupées au sein de la « Plateforme 44 des ONG pour la Palestine » avaient lancé un mouvement visant à annuler le concert du chanteur franco-israélien Amir, prévu au Zénith de Nantes Métropole.
Ces organisations reprochaient à l’artiste ses prises de position sur le conflit israélo-palestinien.
Certains chanteurs, comme Yoa, avaient même pris la décision de ne pas se produire à ses côtés aux Francofolies de Spa.
Des choix lourds de conséquences auxquels l’interprète de J’ai cherché a tenu à répondre.
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