On a – enfin – vu Avatar : de feu et de cendres de James Cameron. Ce troisième volet prouve que le réalisateur de 71 ans est toujours en pleine forme. Ce troisième volet permet de retrouver des têtes connues et bleutées : Zoe Saldaña (Ney’tiri), Sigourney Weaver (Grace), Kate Winslet (Ronal) et Sam Worthington (Jake Sully) et Stephen Lang (Le colonel Miles Quaritch) pour ne citer qu’eux. Les fans seront donc en terrain familier dans ce film qu’il est largement conseillé de voir sur très grand écran et en 3D, un format que James Cameron maîtrise mieux que personne.
Rien ne va plus sur la planète Pandora. Les humains sont toujours prêts à en exploiter les ressources naturelles quitte à la saigner à blanc et à tout détruire sur leur passage… Face à ces attaques, la résistance et la collaboration s’organisent et la famille Sully est toujours au centre des débats. Les alliances et les rivalités font apparaître un choix important. Doit-on se battre, essayer de trouver un compromis ou se laisser faire au risque d’être réduit en esclavage dans un univers exsangue ? Varang, une redoutable guerrière jouée par Oona Chaplin, peut changer la donne depuis son univers de feu et de cendres, où elle apprend le maniement d’armes de guerre.
Un très grand spectacle
James Cameron a tout donné dans cette suite. Dès les premiers plans, le spectacle est complet. Surtout si on a la chance de voir le film en relief. Le cinéaste a intégré le feu à sa saga d’eau et glace. Ce nouvel élément lui permet de pousser sa quête esthétique toujours plus loin. Poursuites aériennes et aquatiques laissent le souffle coupé dans ce mélange d’animation et de prises de vues réelles. Le cinéaste est vraiment à son meilleur dans l’action.
Des performances capturées
La « performance capture », technique mise au point par James Cameron pour métamorphoser ses interprètes en extraterrestres est passée au niveau supérieur. On peut percevoir leurs traits et leurs émotions dans chaque séquence ce qui leur permet à la fois d’être présents tout en parvenant à se faire oublier. Que l’on soit ou non sensible à l’univers de James Cameron, on ne peut qu’admirer la prouesse technique qu’il est parvenu à réaliser. C’est du grand art.
Un message écologique
James Cameron ne s’est jamais caché de son engagement écologique. Il persiste et signe pour ce troisième volet où il montre à quel point les choix des personnages peuvent avoir une influence sur l’avenir de leur planète. La destinée des « Tulkuns », baleines à la taille impressionnante et au comportement pacifique, fait notamment partie des enjeux majeurs du récit et offre des séquences poignantes.
Vers un nouveau départ
Sans rien divulgâcher, Avatar : de feu et de cendres apporte une conclusion à l’histoire. Chaque personnage trouve une forme de résolution à sa problématique au terme des trois heures dix-sept minutes ce qui est très satisfaisant. Cela donne un côté doux-amer à ces aventures comme si James Cameron se préparait à dire adieu à ce monde qu’il a fait vivre sur les écrans depuis 2019. Ce film marque le fin d’un cycle et d’une époque.
A la rescousse du box-office
Cette année n’a pas été brillante du point de vue des entrées en salle. Si le succès Zootopie 2 permet de redresser la barre, on peut imaginer qu’Avatar : de feu et de cendres sera aussi parmi les grands gagnants de cette fin 2025. Cela serait totalement mérité. D’après notre enquête en septembre dernier, un blockbuster de cette ampleur semblait être ce qui avait manqué pour attirer les spectateurs au cinéma.
James Cameron ouvre le chemin de salles en grande pompe. On attend maintenant de voir si les résultats du film au box-office pourront lui permettre de mettre en chantier un nouveau volet de la saga. Cela n’a rien de certain et cela devrait encourager ses fans à lui faire un triomphe.
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