Menaçant d’intervenir, Trump pousse le peuple en Iran à faire la révolution

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Washington continue de faire monter la pression sur le régime de l’ayatollah Ali Khamenei. Alors que la contestation est réprimée dans le sang en Iran, Donald Trump incite désormais le peuple à prendre le pouvoir.

Le président américain se fait de plus en plus menaçant. Il a ainsi assuré mardi que les Etats-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre.

Un nombre « significatif » de morts

« Nous agirons de manière très forte s’ils font une chose pareille » a martelé Donald Trump, interrogé par un journaliste de CBS sur de potentielles exécutions par pendaison dès ce mercredi, alors qu’il visitait une usine à Detroit. « Je retourne à la Maison-Blanche, nous allons regarder la situation en Iran », a-t-il précisé plus tard pendant un échange avec la presse sur le tarmac, à son retour sur la base militaire Andrews proche de Washington. « Nous allons avoir des chiffres précis en lien avec les tueries (de manifestants) », a-t-il ajouté, parlant d’un nombre « significatif » de morts.

Le bureau des procureurs de Téhéran a déclaré qu’un nombre indéterminé de manifestants seraient poursuivis pour « moharebeh » (guerre contre Dieu, en persan), un des chefs d’accusation les plus graves en Iran et passible de la peine de mort.

Les intentions encore floues de Trump

Le président américain entretient jusqu’ici le flou sur ses intentions concrètes. Il a encouragé mardi les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que « l’aide était en route », sans plus de précisions. « Beaucoup d’aide est en route sous différentes formes, y compris économique », a-t-il ensuite dit à CBS.

« Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS !!! » a encore écrit le président américain sur sa plate-forme, précisant qu’il avait « annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas. » La veille, il avait annoncé frapper de 25 % de droits de douane tout pays commerçant avec l’Iran.

Le locataire de la Maison-Blanche a plusieurs fois menacé la République islamique de « frapper très fort » en cas de répression sanglante, mais n’est pas passé à l’acte. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a déclaré lundi que « les frappes aériennes » étaient « l’une des très nombreuses options » possibles, tout en assurant que « la diplomatie (restait) la première option pour le président ».

Notre dossier sur l’Iran

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG basée en Norvège. Mais l’ampleur de la tragédie qui se joue dans le pays est difficile à évaluer. L’Iran a en effet coupé le 8 janvier les accès à Internet de sa population, l’empêchant de partager des informations avec le reste du monde.

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