Marseille: la course à la mairie est toujours aussi indécise

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Municipales 2026: un duel serré se profile à Marseille entre Benoît Payan et Franck Allisio (sondage)

A quelques jours du premier tour des Municipales 2026 à Marseille, un baromètre Opinionway pour CNEWS, Europe 1 et le JDD place la liste conduite par Benoît Payan légèrement en tête des intentions de vote, suivie de près par Franck Allisio. La candidate du parti présidentiel Martine Vassal arrive en troisième position devant Sébastien Delogu, candidat soutenu par LFI.

Le duel annoncé se précise. Alors que les Français sont invités à se rendre aux urnes les 15 et 22 mars prochains à l’occasion des municipales 2026, l’issue de la course à la mairie de Marseille est toujours aussi indécise.
Selon un baromètre Opinionway* pour CNEWS, Europe 1 et le JDD dévoilé ce mercredi 11 mars 2026, la liste conduite par Benoît Payan (Parti socialiste, les Ecologistes, Parti communiste et Printemps marseillais) a pris un léger avantage sur son principal opposant, à savoir Franck Allisio (RN, UDR et Reconquête).
L’actuel maire de Marseille est crédité de 36 % des intentions de vote au premier tour, soit 2 % de plus que Franck Allisio (34 %).
La campagne menée par Benoît Payan semble avoir été efficace puisqu’il a grappillé 2 % d’intentions de vote par rapport à notre premier sondage réalisé sur les municipales 2026 à Marseille, le 24 février dernier.

Les personnes interrogées étaient invitées à répondre à la question suivante : «Si le premier tour des élections municipales avait lieu dimanche prochain à Marseille et que vous aviez le choix entre les listes suivantes, pour laquelle y aurait-il le plus de chance que vous votiez ?».

Dans ces conditions, personne ne semble être en mesure de rivaliser avec Franck Allisio et Benoît Payan. Dans la course à la troisième place, la candidate du parti présidentiel Martine Vassal semble avoir pris un léger avantage (13 %) sur Sébastien Delogu, candidat LFI qui obtient 12 % des intentions de vote, toujours selon le baromètre. À noter également que 10 % des personnes sondées n’ont pas exprimé d’intention de vote. Pour rappel, afin de se maintenir au second tour des élections municipales, les candidats doivent dépasser le seuil minimal de 10 %.

LES PLUS JEUNES FAVORISENT LE MAIRE SORTANT

Les résultats détaillés du baromètre montrent aussi que l’intention de vote des moins de 40 ans va en majeure partie à la liste conduite par le maire sortant (51 %). Franck Allisio, candidat soutenu par le RN, n’arrive qu’en troisième position dans cette tranche d’âge avec 20 % des intentions de vote, notamment devancé par Sébastien Delogu (25 %). Dans les catégories d’âge plus élevées, les candidats de droite tirent leur épingle du jeu. Chez les 65 ans et plus, c’est Franck Allisio qui sort en tête avec 44 % des intentions de vote contre seulement 25 % pour Benoît Payan, suivi de près par Martine Vassal, candidate LR, Renaissance, Horizons et UDI (22 %).

En outre, Benoît Payan attire 45 % des CSP+ tandis que Franck Allisio a la faveur des CSP – ( 40 %). Chez les inactifs, les deux candidats sont au coude-à-coude avec 34 % des intentions de vote pour Benoît Payan contre 33 % pour le candidat soutenu par le RN.

Concernant les affinités politiques, 59 % des personnes sondées qui disent vouloir voter pour la liste de Benoît Payan avaient déjà voté pour le Nouveau Front populaire lors du premier tour des élections législatives de 2024 et 51 % d’entre eux ont voté pour Jean-Luc Mélenchon lors du premier tour de la présidentielle de 2022.

Sans surprise, 91 % des sondés ayant voté pour le Rassemblement national lors du premier tour des élections législatives de 2024 et 88 % des personnes ayant voté pour Marine Le Pen lors du premier tour de la présidentielle de 2022 disent se tourner vers la liste de Franck Allisio.

Du côté des personnes ayant voté pour Ensemble lors du premier tour des élections législatives de 2024, l’avantage va à Benoît Payan 40 % des intentions de vote, devançant la candidate du parti présidentiel, Martine Vassal (29 %).

Cette dernière prend l’avantage du côté des personnes ayant voté pour Les Républicains au premier tour des élections législatives de 2024 avec 57 % des intentions de vote. 30 % des personnes sondées affirment toutefois privilégier la liste du candidat RN, UDR et Reconquête Franck Allisio.

AVANTAGE PAYAN AU SECOND TOUR

Deux hypothèses ont été soumises aux personnes sondées concernant les intentions de vote pour le second tour des élections municipales de 2026 à Paris. La première est celle d’une quadrangulaire, avec une liste soutenue par LFI, une deuxième par le reste de la gauche, une troisième par LR-Renaissance-Horizons-UDI et une quatrième par le RN, UDR et Reconquête. La deuxième hypothèse est celle d’une triangulaire composée de la liste conduite par Benoît Payan, celle conduite par Martine Vassal et celle conduite par Franck Allisio.

Alors que dans notre premier sondage, Franck Allisio avait l’avantage dans le cadre d’une quadrangulaire, la donne a changé depuis. Deux semaines plus tard, Benoît Payan a gagné 4 % d’intentions de vote, portant son total à 40 % tandis que le candidat soutenu par le RN n’est plus qu’à 36 %. En troisième place, c’est encore Martine Vassal (13 %) qui devancerait Sébastien Delogu (11 %). De plus, dans ce contexte, 10 % des personnes sondées n’ont pas exprimé leur intention de vote.

En cas d’une triangulaire (deuxième hypothèse), l’avantage de Benoît Payan serait encore plus important avec 50 % des intentions de vote contre 37 % pour Franck Allisio, suivis par Martine Vassal (13 %). Aussi, 13 % des sondés n’ont pas exprimé leur intention de vote.

En cas d’une triangulaire (deuxième hypothèse), l’avantage de Benoît Payan serait encore plus important avec 50 % des intentions de vote contre 37 % pour Franck Allisio, suivis par Martine Vassal (13 %). Aussi, 13 % des sondés n’ont pas exprimé leur intention de vote.

LA SÉCURITÉ, PRIORITÉ DES MARSEILLAIS

Interrogés sur les enjeux qu’ils prioriseront au moment de mettre leur bulletin de vote dans l’urne, les Marseillais font de la sécurité un élément central. 60 % des 818 personnes interrogées l’ont citée comme l’un des enjeux qui comptera le plus dans leur décision, à l’heure où Marseille est gangréné par le narcotrafic.

© CNEWS

En deuxième position, arrive la propreté de la ville (58 %), tandis que le cadre de vie et l’environnement (41%) viennent compléter le podium.

© CNEWS

Parmi les autres préoccupations des habitants de la cité phocéenne, sont évoqués le logement (34 %), le développement économique (33 %), les transports en commun (28 %) ou encore l’immigration (26 %).


@OpinionWay

Les résultats détaillés permettent de voir que ce sont les 65 ans et plus et les inactifs qui privilégient au plus la sécurité, avec respectivement 68 % et 65 % des sondés qui ont cité cet enjeu. Dans le même temps, la propreté de la ville est largement priorisée par les 40-54 ans avec 66 % des personnes interrogées l’ayant citée au moment de répondre. Une priorité également chez les CSP + avec 62 % des sondés qui ont cité la propreté de la ville comme l’un des enjeux phares au moment de choisir pour qui voter. Chez les plus jeunes, l’action sociale tient une place importante (37 %) tout comme le logement (47 %). Du côté des CSP -, la propreté des rues marseillaises est également priorisée (55 %).

DE NOMBREUSES PROPOSITIONS

Du côté des programmes, les propositions sont nombreuses. Ainsi, Franck Allisio a estimé que la priorité est de «rendre leur plage aux Marseillais. Aujourd’hui les familles et les seniors vont à Cassis, à La Ciotat ou dans le Var parce que la sécurité et la propreté ne sont plus assurées», a affirmé le député RN des Bouches-du-Rhône, dénonçant «les barbecues sauvages, le harcèlement et la consommation de drogue».

En attendant de «tripler le nombre de policiers municipaux», l’élu souhaite mettre en place des «créneaux horaires pour l’accès aux plages, comme pour les wagons sans enfant de la SNCF». Une proposition décriée, dont il accepte le surnom de «pass anti-racailles». Le député souhaite également développer une marina dotée d’hôtels, de restaurants et d’un centre de congrès.

Pour Martine Vassal, la deuxième ville de France devrait s’inspirer «du modèle italien et de ses plages privées en faisant payer les transats». «La richesse de Marseille est toujours venue de la mer et pendant trop d’années, on lui a tourné le dos au lieu d’en tirer profit», a affirmé la présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence.

Pour elle, il est hors de question de renoncer aux retombées économiques des bateaux de croisières et du fret. Néanmoins, il faut «un abord balnéaire entre l’Estaque (Nord) et les Goudes (Sud) pour se balader en contournant le port, comme au Havre».

Le député LFI Sébastien Delogu s’est «radicalement opposé aux visions développées» par Franck Allisio et Martine Vassal.

De son côté, Benoît Payan a mis l’accent sur la biodiversité marine, proposant d’augmenter les espaces protégés et de poursuivre son «plan posidonie», herbe marine contribuant à limiter l’érosion et à élargir la superficie des plages.

*Sondage réalisé du 4 au 9 mars, en partie par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon de 818 personnes inscrites sur les listes électorales à Marseille, issu d’un échantillon de 1.156 personnes, représentatif de la population marseillaise âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

JForum.fr avec CNEWS

La liste de Benoît Payan semble avoir pris un léger avantage sur la liste de son principal opposant, Franck Allisio. [Thibaud MORITZ/Miguel MEDINA/AFP]

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