Marine nationale : C’est quoi le LMP, cette nouvelle arme qui doit « révolutionner » l’autodéfense des navires français ?

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Un seul système pour plusieurs types de munitions… Naval Group vient d’annoncer que son LMP (lanceur modulaire polyvalent) sera testé en janvier prochain, avec des essais terrestres, puis à partir d’un navire de la Marine nationale.

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Développé depuis 2023 et présenté lors du salon Euronaval en 2024, le LMP est présenté par l’industriel français comme une « rupture technologique » visant à protéger les navires, grâce à sa capacité à tirer des munitions variées pour neutraliser plusieurs types de menaces à courte distance, comme les essaims de drones. Voici ce qu’il faut savoir sur cette nouvelle arme.

Comment ça marche ?

Le LMP est composé d’une tourelle mobile sur deux axes (circulaire et élévation). Une ou plusieurs tourelles peuvent être intégrées sur un navire, sur le toit du hangar hélicoptère ou sur les flancs du bâtiment. « Après détection et identification de la cible, la tourelle du système positionne et met en œuvre avec précision ses munitions, pour atteindre des cibles en mouvement », explique Naval Group. Le système peut fonctionner en mode autonome ou connecté au système de gestion de combat. L’objectif est d’en faire un complément du couple missile Aster/lanceur vertical Sylver, qui pourrait ainsi se concentrer sur les menaces du haut du spectre, à savoir les missiles supersoniques, voire balistiques à courte portée.

Présentation du Lanceur modulaire polyvalent (LMP) de Naval Group lors du salon Euronaval.
Présentation du Lanceur modulaire polyvalent (LMP) de Naval Group lors du salon Euronaval. - Naval Group

Quels types de munitions sont embarqués ?

Le LMP dispose de quatre modules indépendants conçus pour accueillir des missiles antiaériens, des roquettes à guidage laser, des missiles antinavires légers, des grenades sous-marines ou encore des leurres. Naval Group travaille ainsi avec Thales pour l’intégration de ses roquettes 70 et 68 mm, ou encore MBDA et ses missiles Mistral et Akeron. Un module peut par exemple emporter 4 missiles Mistral ou 20 roquettes, soit jusqu’à 16 missiles surface-air à courte portée ou encore 80 roquettes pour l’ensemble du LMP. Mais l’objectif est plutôt de panacher les munitions. L’emport est d’environ 1.000 kg de charge utile.

Pour faire face à quels types de menaces ?

Le LMP est conçu pour la défense en champ proche, jusqu’à 8 kilomètres des bâtiments de surface. L’engin est ainsi « particulièrement adapté aux environnements côtiers et aux eaux resserrées, là où les navires sont vulnérables face à des menaces multimilieux et asymétriques » assure Naval Group. Des menaces en hausse exponentielle avec l’émergence des drones, notamment en mer Rouge, où ils sont utilisés contre des navires de commerce pour désorganiser le trafic maritime et nuire aux intérêts économiques de certains pays. « En parallèle, les menaces traditionnelles perdurent, appelant d’autres types de réponses armées ».

« En situation de conflit, les marins sont confrontés à tous ces types de menaces, poursuit l’industriel. Ce qui change, c’est qu’ils peuvent désormais choisir leurs armes et en changer facilement grâce à la modularité du LMP via un chargement-rechargement du module munition, très maniable y compris en mer ». C’est cette capacité qui sera notamment testée lors de la campagne d’essais de janvier prochain.

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En quoi c’est une « rupture technologique » ?

« Gains capacitaires et gains de temps, emport d’armes accru, possibilités de reconfiguration, choix des moyens proportionnés, maintenance et logistiques optimisées : le LMP apporte une rupture technologique et coche toutes les cases pour répondre aux nouveaux enjeux opérationnels des marines et à leurs contraintes budgétaires », explique Naval Group.

Le LMP marque ainsi « la fin de la logique traditionnelle « un lanceur par type d’arme » et ambitionne de révolutionner […] les navires en construction ou en modernisation », assure l’industriel.

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