Face à la montée en puissance du conflit au Moyen-Orient depuis le 28 février, l’Unesco tire à nouveau la sonnette d’alarme : l’organisation estime désormais, qu’avec « 18 pays concernés, 125 sites du patrimoine mondial sont exposés ». Une évaluation d’ampleur, qui dépasse à ce stade les zones directement touchées par les affrontements.
Dans un communiqué transmis à 20 Minutes, l’organisation internationale affirme avoir déjà « vérifié des dommages sur plusieurs biens du patrimoine mondial, notamment en Iran, au Golestan Palace ; sur le pavillon de Chehel Sotun du site du Jardin persan et sur la mosquée Masjed-e Jāme’ d’Ispahan ». Elle indique aussi que « des bâtiments du complexe muséal situé à proximité de la zone tampon des sites préhistoriques de la vallée de Khorramabad » ont été affectés.
Les dommages ne se limitent pas aux monuments iraniens. Dans la région, d’autres lieux emblématiques pourraient avoir été touchés : le site archéologique de Tyr, au Liban, figure parmi ceux pour lesquels des impacts sont signalés mais encore en cours de vérification.
Une surveillance par satellite
L’Unesco continue de suivre de près la situation du patrimoine culturel et naturel de toute la région. L’organisation a donc communiqué à toutes les parties concernées les coordonnées géographiques de l’ensemble de ces sites. En collaboration avec le Centre Satellitaire des Nations Unies (UNITAR/UNOSAT), l’Unesco surveille « l’état de protection des biens culturels à l’aide d’outils de télédétection et d’analyse d’images satellites ».
Elle indique enfin être « en contact étroit avec toutes les autorités nationales compétentes, les gestionnaires de sites et les professionnels de la culture ». Elle se tient prête « à fournir une expertise ou une assistance supplémentaire dans le cadre de son mandat afin de répondre aux besoins locaux en matière de conservation ».
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